Pour la formation nationaliste flamande, ce bilan est "désastreux": le gouvernement bruxellois manque d'un leader clair, de volonté et de cohérence, il n'a aucun budget pour réaliser ses nouveaux projets, et l'arrivée des Verts en son sein n'a rien changé. Les députés N-VA Cieltje Van Achter, Gilles Verstraeten et Mathias Vanden Borre se demandent ce qu'il reste de la déclaration de politique générale de juillet dernier et où en est le ministre-président Vervoort dans son exécution.

"Le ministre-président avait promis une définition des grands axes du budget bruxellois l'été dernier. Même à l'échéance d'octobre 2019, le gouvernement Vervoort III n'a pas été capable de prendre une décision afin de trouver les moyens nécessaires afin de mettre en œuvre son propre accord. En revanche, près d'un demi-milliard d'euros ont été prévus pour des investissements hors objectifs budgétaires (sans accord européen)", ont-ils dénonce vendredi.

Au yeux de la N-VA, l'accord de gouvernement bruxellois prévoit, outre la poursuite de la politique actuelle, une série de souhaits nouveaux, mais sans les moyens nécessaires. La liste de ceux-ci est elle-même toujours en cours de négociation.

La nouvelle échéance fixée en mai a une nouvelle fois été reportée en raison de la crise de la Covid-19. Il n'en demeure pas moins, aux yeux de la N-VA, que Rudi Vervoort court après les faits et que cela pèse également sur la gestion de la crise corona.

Pour Gilles Verstraeten, le problème ne se situe pas tant dans le contenu des mesures prises face à la crise, que dans le temps passé à les prendre.

Ainsi, la capacité de test a été augmentée trop tard et l'accent a été mis sur le port du masque, ce qui a détourné une partie de l'attention des forces de police par rapport aux rassemblements, estime-t-il.

La N-VA assure que ses critiques sont destinées à améliorer le bien-être de la ville.

Pour Mathias Vanden Borre, en rangeant les propos de la N-VA dans la catégorie du "Brussels bashing", les adversaires politiques de la formation nationaliste flamande veulent isoler celle-ci dans un coin.

"Nous voulons la mettre sur la carte en tant que capitale de la Flandre et en retirer le meilleur pour le Bruxellois flamand", a-t-il conclu.