Le cdH voit positivement la prise en compte de l'urgence climatique dans la Déclaration de Politique Régionale (DPR) ou la pérennisation de politiques lancées sous la législature précédente.

Certaines absences l'inquiètent en revanche, en particulier l'assurance-autonomie chère aux centristes. "C'est un arc-en-ciel un peu terne", a commenté la cheffe de groupe à la Fédération Wallonie-Bruxelles et ministre wallonne sortante, Alda Greoli, dans une première réaction.

"On peut se réjouir de voir que l'urgence climatique est prise en considération dans la DPR. Le Pacte d'excellence pour l'enseignement ou certaines politiques de santé sont également pérennisés. Par contre, je m'étonne de voir qu'une autre urgence, celle du vieillissement de la population, n'est pas prise en compte. L'assurance-autonomie a disparu. L'urgence climatique a-t-elle fait disparaître les autres urgences? " a-t-elle demandé.

Les centristes épinglent aussi une mesure dans l'accueil de la petite enfance, dont elle redoute les effets, à savoir l'extension des titres-services à l'accueil d'enfants de 3 à 11 ans.

"Cela peut sembler une solution de dépannage mais les professionnels du secteur savent que ce n'est pas une activité comme une autre. Je ne pense pas que la formation des personnes employées corresponde", a encore dit Mme Greoli.

Le cdH va maintenant procéder à une lecture plus approfondie des Déclarations de politique régionale et communautaire négociées par le PS, le MR et Ecolo.


Le SLFP espère que les provinces seront plus attentives aux dépenses des zones de secours

PS, MR et Ecolo ont annoncé lundi dans leur accord de majorité pour la Wallonie leur intention que les provinces reprennent "progressivement à leur charge les contributions communales au financement des zones de secours". Les gouverneurs provinciaux "pourront jouer un rôle dans le pilotage" de ces zones "à l'instar de celui qu'ils jouent en matière de sécurité", ont également convenu les négociateurs. Pour le syndicat SLFP, il serait effectivement bienvenu que les provinces contrôlent davantage les dépenses des zones de secours et facilitent leur gestion. Le texte de la Déclaration de politique régionale prévoit "d'étudier une réforme des provinces" et de "concentrer" leur rôle "dans un domaine précis tout en réduisant (leur) volume d'action résiduel".

S'agissant des zones de secours, il est question que les provinces reprennent à leur charge, "au plus tard d'ici la fin de la législature", les contributions financières communales afin de soulager ces dernières. Parallèlement, les gouverneurs interviendront davantage dans la gestion de ces zones.

Eric Labourdette, responsable du secteur Zones de secours du SLFP, voit un tel projet plutôt d'un bon oeil. "Il y a 34 zones de secours en Belgique, dont 14 en Wallonie. C'est trop", affirme-t-il. Là où les zones correspondent au territoire d'une province, comme pour le Luxembourg et le Brabant wallon, la gestion est plus efficace et les provinces apportent une aide qui ne grève pas les budgets communaux, constate-t-il. "Mais il faut espérer que les provinces soient plus attentives aux dépenses des zones de secours. Il y a encore trop de dépenses inutiles ou éloignées de nos missions alors qu'on manque de pompiers et de matériel", estime-t-il.

Eric Labourdette appelle aussi les autorités wallonnes à se pencher enfin sur la zone de secours 2 de Liège, gérée par l'Intercommunale d'Incendie de Liège et Environs. "C'est la seule zone où les administrateurs touchent des jetons de présence", regrette-t-il vu le contexte budgétaire difficile. Ailleurs, les bourgmestres gèrent les zones de secours dans le cadre de leur mandat, sans jeton de présence supplémentaire.


Le SNI se félicite de l'attention portée aux travailleurs indépendants dans la déclaration

Le syndicat neutre pour indépendants (SNI) s'est félicité lundi soir de l'attention portée à cette catégorie de travailleurs dans la déclaration de politique régionale wallonne. "Les entreprises ont besoin de la stabilité d'un gouvernement de plein exercice", explique Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie Bruxelles de cette organisation, qui pointe plusieurs avancées dans la bonne direction. Le SNI se montre ainsi positif quant à la volonté de la coalition PS-MR-Ecolo d'augmenter le taux d'emploi en Wallonie de 63,7% aujourd'hui à 68,7% d'ici 5 ans. Le Syndicat se réjouit également de l'accent mis sur la digitalisation des différents secteurs économiques.

L'organisation prévient par ailleurs qu'elle sera attentive à ce que le futur gouvernement tienne sa promesse en matière de réponse structurelle aux métiers en pénurie. "De nombreux indépendants, patrons de PME n'arrivent pas à recruter certains profils dans des métiers techniques tels que des bouchers, des carreleurs, etc." Tant les gouvernements wallon que francophone devront dès lors continuer à remédier à cette situation, plaide-t-elle, approuvant l'accent mis sur l'alternance comme filière d'excellence dans la déclaration de politique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le SNI perçoit positivement encore la refonte des aides aux entreprises (aide à l'investissement).

Le Syndicat insiste néanmoins sur "l'impérieuse nécessité" de continuer à développer un climat économique propice au développement des indépendants et des entreprises en Wallonie. "Il n'y a que comme cela que la Wallonie pourra atteindre son objectif en termes de hausse du taux d'emploi", conclut-il.