La Belgique a adopté ce jeudi 12 mars une série de mesures inédites pour freiner l'épidémie de coronavirus.

Les écoles, restaurants et cafés ont fermé leurs portes. De nombreuses entreprises ont opté pour le télétravail pour leurs employés. Mais si ces nouvelles dispositions ont déjà pris de court une grande partie de la population, cette dernière n'est peut-être pas au bout de ses surprises. En effet, une rumeur se répand concernant la mise en place d'un confinement total de la Belgique dans les jours à venir. Les déplacements non-essentiels seraient alors interdits, comme chez nos voisins français. "C'est une option qui pourrait un jour être décidée", a admis Jean-Marc Nollet sur les ondes de La Première.

Un conseil de sécurité nationale devrait se réunir ce mardi 17 mars. "C'est lui qui doit prendre cette décision", a rappelé le co-président d'Ecolo, glissant tout de même que de nouvelles mesures allaient "probablement" être adoptées. Quant aux raisons qui pousseraient l'organe à adopter une telle mesure, Jean-Marc Nollet estime qu'elles ne tiennent pas uniquement dans la responsabilité des citoyens. "Pour avoir pu me rendre compte de la situation à Bruxelles et à Charleroi, j'ai l'impression que la plupart des personnes respectent les consignes", a insisté l'écologiste, félicitant la population. Une quarantaine d'une telle ampleur serait ainsi motivée par une volonté d'éviter l'engorgement des services hospitaliers.

L'approche de Johnson et Rutte, qui refusent de mettre leurs citoyens en quarantaine, disant que le virus doit circuler pour immuniser la population "interpelle énormément" le co-président d'Ecolo. "J'ai vraiment l'impression qu'ils font le choix de mettre l'argent avant les gens", a estimé Nollet.

Enfin, répondant au discours du président français actant le confinement total de son pays, l'écologiste a estimé que "nous sommes aussi en guerre". "Le monde entier est en guerre contre le coronavirus", a conclu le co-président d'Ecolo.