Le ministre ne dispose pas non plus d'information selon laquelle il existe un lien entre ce lot et les symptômes, à savoir la formation de caillots sanguins, qui ont mené à la suspension de l'administration de ce vaccin dans plusieurs pays européens.

Le Danemark suivi par l'Islande et la Norvège ont annoncé jeudi qu'ils suspendaient l'utilisation de ce vaccin développé par AstraZeneca au nom du principe de précaution. Plus tôt, l'Agence européenne des Médicaments a indiqué qu'il n'existait aucun lien entre le vaccin d'AstraZeneca et des coagulations mortelles.

De son côté, AstraZeneca, qui a développé le vaccin avec l'université d'Oxford (Royaume-Uni), a défendu la sécurité de son produit. "La sécurité du vaccin a été largement étudiée dans les essais cliniques de phase III et les données (...) confirment que le vaccin a été généralement bien toléré", a indiqué un porte-parole du groupe.

Dans l'émission Villa Politica de la chaîne Eén (VRT), la vice-Première ministre Petra De Sutter (Groen), a aussi indiqué qu'aucune dose du lot de vaccins AstraZeneca suspecté dans des problèmes de santé au Danemark n'a été livrée à la Belgique.

L'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) et le groupe de travail sur la vaccination en Belgique suivent la situation de près. Pour Dirk Ramaekers, chef du groupe de travail sur la vaccination, c'est l'existence d'un lot particulier qui oblige le Danemark à prendre des précautions. Il a ajouté que la Belgique examinait si des doses de ce lot avaient été fournies en Belgique.

La réponse est non, selon Mme De Sutter, pour qui ce fait est "assez rassurant". L'AFMPS et le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke poursuivent l'examen du dossier, a-t-elle ajouté.