Un premier candidat à la présidence du sp.a s'est manifesté. Hannes De Reu, ancien cadre du parti, ambitionne de succéder à John Crombez dont il fut l'un des collaborateurs avant d'être licencié en 2017 pour divergence avec la direction sur la façon dont la campagne électorale devait être menée. Le candidat, âgé de 33 ans, veut faire gagner son parti lors des prochaines élections générales dans cinq ans. Il a présenté sa candidature sous le slogan "Maak ons land weer GEK" (rendons notre pays à nouveau 'GEK'-fou).

"GEK veut dire plus d'égalité (Gelijkheid), d'équité (Eerlijkheid) et le meilleur pays sur terre pour l'épanouissement d'un enfant (Kind)", a souligné M. De Reu.

Malgré son différend avec M. Crombez, M. De Reu dit ne vouloir prendre aucune revanche. "Nous avons eu ces dernières années quelqu'un qui était un très bon gestionnaire mais nous avons constaté que ce n'est pas le profil dont nous avions besoin. Nous avons besoin de quelqu'un qui a une vision, veut gagner et a des idées pour l'avenir. C'est ce que je veux apporter", a-t-il ajouté.

"Je suis convaincu que le parti socialiste est le parti qui peut le mieux répondre aux défis du XXIe siècle", a-t-il encore expliqué. "La plus grande faute que nous pourrions commettre, c'est d'aborder l'enjeu climatique comme un enjeu séparé. Il est lié à la question sociale. Les défis forment un tout et réclament une approche intégrale. Un climat meilleur, une vie plus heureuse, c'est un seul combat et c'est le combat que le parti socialiste doit mener au XXIe siècle".

M. Crombez n'a pas encore fait savoir officiellement s'il était candidat à sa succession. D'autres personnalités sont également citées pour cette élection attendue pour la fin de l'année. L'une d'elles, le bourgmestre de Louvain, Mohamed Ridouani, a répété qu'il n'était pas demandeur et qu'il préférait se consacrer à sa ville, même s'il n'a pas ménagé ses critiques à l'égard du président actuel.

Le chef de groupe au parlement flamand, Conner Rousseau, envisage quant à lui une telle candidature mais, à ce jour, n'a pas pris de décision.

Le député et ex-président Bruno Tobback et l'ex-député et bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, tous deux très critiques envers M. Crombez, ont déjà indiqué qu'ils ne seraient pas candidats. Mais ils estiment que les socialistes flamands ont besoin d'un nouveau président.