Paul Magnette en "a marre". Dans des interviews à plusieurs quotidiens, le président socialiste a fait connaître son ras-le-bol face au blocage fédéral et à l'entêtement du CD&V de faire s'assoir à la table des négociations entre PS et N-VA. 

"Nous en sommes à une cinquantaine de réunions, dont 25 directement avec Bart De Wever et moi, qui durent parfois 3 ou 4 heures, parfois plus longtemps..., a raconté le socialiste. A titre personnel, négocier avec des nationalistes avec lesquels nous n'avons rien à voir, cela devient un vrai supplice".

Le président du PS a alors évoqué de possibles élections anticipées, estimant qu'il s'agissait là de "l'acte suprême en démocratie".

"J'aurais pu dire la même chose"

Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir le leader des libéraux. "Les Belges ont voté, la population veut légitimement un gouvernement fédéral, le pays a besoin de stabilité. Alors, pourquoi remettre sa tête sur une affiche si on n'est pas capable de prendre ses responsabilités et de conclure des accords ?", a écrit sur Twitter Georges-Louis Bouchez.


Interrogé sur les ondes de la Première peu après cette sortie du président libéral, Paul Magnette est revenu sur ses propos, donnant raison à Bouchez. "J'aurais pu dire la même chose, c'est plutôt bien écrit", a estimé le socialiste.