La sortie du président du s.pa dans De Morgen, ce samedi 27 juin, n'est pas passée inaperçue. Mais ce n'est pas tant sa volonté de faire front avec le PS qui a été retenue, que des détails sur sa vie privée. En effet, à la fin de l'entretien, le socialiste de 27 ans a donné quelques précisions sur sa façon de gérer son quotidien. Expliquant vivre chez ses parents, il a raconté ne pas être un grand adepte du repassage. "Ma mère s'en occupe, a détaillé Conner Rousseau. Je sais remplir une machine à laver, mais elle la vide et repasse. Pour le linge délicat, je vais chez ma grand-mère. J'ai d'autres préoccupations. Vous. Le parti. Le pays. Suffisamment de préoccupations."

Des explications qui n'ont pas manqué de faire réagir. Épinglé par un journaliste de la RTBF, le passage a été largement commenté sur Twitter. La présidente des Jeunes cdH, Opaline Meunier, a notamment estimé que le président du s.pa traitait sa mère comme une "boniche", dénonçant les "clichés sexistes" exposés par Conner Rousseau. Le président libéral, Georges-Louis Bouchez, a également partagé la publication du journaliste de la RTBF pointant du doigt un "sexisme assez hallucinant".




Mais les tensions entre les deux présidents de parti ne dateraient pas d'hier. Le torchon brûlerait ainsi depuis déjà quelques mois. C'est Conner Rousseau, lui-même, qui l'a admis dans ce même entretien à De Morgen. Le socialiste flamand a fustigé le comportement "désobligeant" de Georges-Louis Bouchez à son égard et estimé "insultant" qu'on le compare au Montois.

Quoi qu'il en soit, ces piques à répétition entre les deux hommes risquent de compliquer (encore un peu plus) la formation d'un gouvernement fédéral dans lequel le MR et la s.pa pourraient être amenés à collaborer.