Une descente aux enfers historique pour le Belang

Politique belge

C.Le

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Une descente aux enfers historique pour le Belang
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Le sondage a été réalisé juste avant ou au moment des remous suscités par les décisions contestables du CPAS d’Anvers et de sa présidente Liesbeth Homans sur l’aide médicale aux demandeurs d’asile refusés.

Toutefois les irruptions médiatiques précédentes et à jets continus de la N-VA, par ses adversaires politiques voire par le président De Wever lui-même, plus présent qu’à son tour sur l’avant-scène de l’actualité, ont de toute évidence dopé encore le score du parti nationaliste flamand au nord du pays.

Bigre. Voilà qu’après avoir perdu près de 5 % en novembre, le parti républicain flamand flirte de nouveau avec les 40 % d’intentions de vote.

Seule consolation pour ceux qui croient encore à la Belgique : le Vlaams Belang perd lui encore plus de plumes que lors des consultations précédentes mais si l’on joint au score des néofascistes nordistes et à celui, astronomique, de la N-VA, la légère progression de la Lijst Dedecker qui n’existe pourtant plus que par les coups de gueule de son président-fondateur à la tribune de la Chambre, on se rapproche de nouveau dangereusement d’une majorité séparatiste de "V (laamse) partijen" qui font, on s’en doute, la joie des "ultras" au nord.

Une leçon sous forme de certitude : la politique d’agression systématique de la Nieuw-Vlaamse Alliantie dans la presse francophone mais aussi les attaques continuelles de la part de ses concurrents directs en Flandre ne livre pas de résultats.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, le CD&V recule de nouveau selon les intentions de vote nordistes à la troisième place en dessous de son résultat qui fut déjà tout sauf brillant des élections fédérales de 2010. On est loin des constats triomphalistes des chrétiens-démocrates de novembre dernier

Conséquence : c’est le SP.A qui tire les marrons du feu en progressant d’un fifrelin - un demi pour cent - mais loin, très loin derrière la N-VA.

Le changement de direction à la tête de l’Open VLD se traduit aussi par une mini-percée mais cela ne devrait pas vraiment réjouir Gwendolyn Rutten qui aura bien de la peine à redresser la barre d’une famille libérale phagocytée par les nationalistes flamands qui gagnent plutôt des parts de marché par leur profil socio-économique que sur le plan institutionnel où ils jouent la carte de la confusion totale avec le confédéralisme.

Du côté plutôt progressiste, Groen poursuit lentement mais sûrement sa progression qui n’a rien de révolutionnaire mais dans une Flandre très marquée au centre-droit, cela mérite d’être souligné. D’autant plus qu’à l’instar de leur score en Wallonie, le Partij van de Arbeid - le PTB flamand - est en recul alors que sa visibilité n’a pourtant cessé de croître notamment en raison de son succès partiel aux élections communales à Anvers.

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