Le bourgmestre de Saint-Josse s'est exprimé sur Twitter ce mardi 14 janvier après avoir soulevé de nombreuses critiques.

Au coeur d'une polémique qui a vu le jour après une rencontre entre Emir Kir et des maires turcs d'extrême droite, le socialiste a effacé la publication qui avait fait suite à l'entrevue sur les réseaux sociaux. " Vu l’émoi suscité par la visite de courtoisie de l’Union des villes turques et mon audition par les rapporteurs de la commission de vigilance de la fédération bruxelloise du PS, j'ai décidé de la supprimer", s'est justifié le bourgmestre de la commune bruxelloise.


"Je réaffirme sans ambiguïté qu’il s’agissait d’une erreur d’appréciation de ma part, a-t-il encore ajouté. A l’avenir, je ferai preuve de plus de vigilance. Je redis mon attachement aux valeurs du PS et rappelle avec force ma condamnation de l’extrême droite sous toutes ses formes où que ce soit dans le monde".


Le socialiste a été entendu ce mardi par la commission de vigilance du PS bruxellois. Il fait l'objet d'une plainte déposée par un militant outré par la rencontre entre Emir Kir et des maires turcs d'extrême droite. "Je suis victime d'un lynchage raciste et turcophobe", avait réagi au préalable le bourgmestre de Saint-Josse suite à l'emballement médiatique concernant cette entrevue.

De son côté, Rudi Vervoort, le ministre-président bruxellois, s'est prononcé sur l'affaire. "En tant que membre du gouvernement bruxellois, j'ai toujours travaillé en bonne entente avec Emir Kir comme bourgmestre. Plus largement, cela reste un travail collectif de la société turque qui doit s'ouvrir à la société bruxelloise. Cela ne se résume pas à Emir Kir", a-t-il affirmé à l'occasion de la présentation de ses voeux à la presse.