"Il est inacceptable de réaliser un salut nazi dans un commissariat de police ou devant un joueur de football en raison de sa couleur de peau ou de son orientation sexuelle. Il est inacceptable d'entonner des chants nazis dans un bar comme dans tout autre lieu. Il est inacceptable d'arborer des signes et symboles nazis - ou liés à des idéologies apparentées comme "Aube dorée" - en dehors des lieux spécifiquement dédiés à la Mémoire, ou à des fins de conservation historique. Il est inacceptable de couvrir de croix gammées la maison d'un Premier ministre, une mosquée ou une synagogue. Tous ces actes, tous ces mots, tous ces gestes doivent pouvoir être poursuivis et sanctionnés", a fait valoir André Flahaut mardi en commission Justice de la Chambre.

Selon lui, l'actuelle législation anti-raciste, connue sous le nom de "loi Moureaux" ne permet pas "d'incriminer, de poursuivre, ni même de prévenir l'ensemble des comportements néfastes qui font une référence explicite aux fondements idéologiques du nazisme ou qui s'en inspirent."

Le texte soumis à l'examen de la Chambre prévoit des sanctions pénales: amendes et peines de prison. Il prévoit également une interdiction de détention et de port d'armes à toute personne condamnée pour une adhésion au nazisme et/ou à ses idéologies apparentées.

Une proposition de loi déposée par le cdH a été jointe à ce texte.