La commission des relations extérieures de la Chambre a convenu mercredi, à une semaine du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo ex-belge, d'enclencher le mécanisme qui doit conduire à la création d'une commission - dont l'intitulé et la forme restent à définir - chargée de se pencher sur le passé colonial de la Belgique avant d'envisager d'éventuelles excuses. 

Un consensus s'est dégagé pour que chaque groupe politique propose rapidement le nom d'un expert afin de constituer un groupe chargé d'épauler la réflexion confiée à deux institutions scientifiques fédérales, l'AfricaMuseum (ex-Musée royal de l'Afrique centrale) de Tervueren et les Archives générales du Royaume, a indiqué la présidente de la commission, la députée Els Van Hoof (CD&V).

"Le groupe de travail va déjà se réunir la semaine prochaine pour la première fois avec les premiers avis de ces deux instituts", a-t-elle déclaré. "Et cette semaine vous (les députés membres de la commission) allez pouvoir aussi nous donner le nom d'un expert auquel vous pensez", a-t-elle ajouté.

Un accord de principe était intervenu la semaine en conférence des présidents de la Chambre pour mettre en place une commission chargée de travailler sur le passé colonial de la Belgique, alors que le débat fait rage sur le rôle de la Belgique dans la colonisation après que plusieurs statues du roi Léopold II, associé à l'histoire coloniale belge et à l'État indépendant du Congo (EIC) eurent été récemment vandalisées.

"Il faut pouvoir démarrer rapidement" pour "entamer le descriptif de la mission à confier à ces experts, a souligné Mme Van Hoof alors que l'échéance du 30 juin, date de l'anniversaire de l'indépendance du Congo approche à grands pas.

La forme définitive que prendra cette commission - soit au sein de celle des relations extérieures, soit une sous-commission, voire une commission spéciale ou d'enquête (nettement plus lourde) devrait pour sa part être déterminée en septembre, ont souligné plusieurs députés lors de la discussion mercredi.