Certaines exigences du CD&V ont été clairement exposées au nouvel informateur royal.

C'était la surprise, vendredi soir, dans les rangs du CD&V. Hormis le principal intéressé, personne ne savait que Koen Geens allait être chargé d'une mission par le roi Philippe. Joachim Coens, qui est pourtant le président du CD&V et qui, jusqu'à vendredi soir, disposait de la casquette d'informateur royal, a lui été averti par téléphone juste avant l'annonce du Palais.

Cette situation a suscité de vives tensions chez les chrétiens-démocrates flamands, qui auraient préféré que la mission royale reste entre les mains des présidents de parti, et notamment dans celles de Bart De Wever. Ce week-end, dans une série d'interviews, Joachim Coens a d'ailleurs signalé que Koen Geens ne pouvait se permettre trop de largesses dans sa mission.

Le sommet du parti s'est réuni ce dimanche soir. "Les émotions étaient fortes", selon nos confrères du Standaard. D'autant que Coens n'a pas apprécié le fait que Geens ait accepté la demande du Roi sans se concerter avec qui que ce soit.

Le CD&V tient à ce que la piste d'un gouvernement alliant PS et N-VA reste la priorité, comme l'a rappelé le président lors du bureau de parti ce lundi. La coalition Vivaldi (associant socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V) n'a donc toujours pas les faveurs des chrétiens-démocrates. Cette piste ne serait même pas envisagée comme plan B.

Ces exigences ont été clairement exposées à Koen Geens. Il lui a aussi été demandé de "mettre un terme à sa mission dès que possible, de préférence dès le 10 février", selon De Standaard.

D'après nos confrères du Morgen, Koen Geens partage cette vision des ténors du CD&V.