Les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau ont rencontré le président du MR cet après-midi et l'information a été confirmée : Georges-Louis Bouchez a accepté le deal proposé afin de pouvoir poursuivre les discussions pour une majorité Vivaldi. Que trouve-t-on dans cet accord qui a ramené le MR à la table ?

Le futur accord de gouvernement ne créera pas de taxes sur les plus-values.

De manière générale, le prochain gouvernement n'adoptera aucun nouvel impôt (sauf nécessité liée à la confection des budgets, mais le principe est un moratoire fiscal pour le citoyen lambda).

Une réforme du marché du travail sera entreprise.

Le budget pour les politiques nouvelles sera limité à 3 à 4 milliards d'euros (il était question initialement d'un montant de 10 milliards). Cette enveloppe devra servir à financer les demandes provenant de tous les partenaires de la future coalition.

La loi de 1996 sur la compétitivité des entreprises ne sera pas modifiée.

Le prochain gouvernement fédéral devra s'engager à épurer les finances publiques selon un rythme encore à préciser.

A l'égard de la possibilité d'établir un cadastre des fortunes et la possibilité pour le fisc d'avoir accès aux comptes bancaires des particuliers (des éléments sur la table mentionnés récemment par La Libre), des négociations entre les sept partis de la Vivaldi doivent encore préciser ces points. Mais un principe est acquis : il faudra plus de transparence fiscale en Belgique. 

Pension à 1500 euros nets ou bruts ?

La pension à 1500 euros a été validée également. Mais un doute subsiste : la note Lachaert/Rousseau ne préciserait pas s'il s'agit de 1500 euros nets ou bruts.... Il faudra négocier ce point très sensible, manifestement. L'âge de départ à la pension ne sera pas modifié. 

Les prestations sociales les plus basses seront revalorisées.

Sur le nucléaire, il n'y aurait pas de changement. La coalition Vivaldi s'efforcera de garantir la sortie du nucléaire pour 2025.

Des investissements dans les soins de santé (y compris les soins de santé mentale) seront réalisés.

Le pouvoir d'achat sera renforcé (le travail doit être plus rémunérateur).

Taxe sur les géants du Net

Des "Digitaks" seront prévues pour faire contribuer les géants de l'Internet (il s'agirait d'une taxe spécialement décidée par la Belgique, comme la France le fait). 

Une contribution de la part des "super riches" sera également envisagée ("les citoyens qui ont les épaules les plus larges", mentionne en néerlandais la note Lachaert/Rousseau).

Une réflexion pour une grande réforme fiscale à l’horizon 2024 sera menée. 

Verdissement de la flotte des voitures de société. 

Un taux d’imposition minimum pour les sociétés multinationales devrait être fixé.  

Renforcement du rôle des partenaires sociaux.

Pas d’économie sur le chômage et le régime d’incapacité

Allégement fiscal pour les gardes d'enfants, les soins informels, les bas salaires et les personnes seules

Une politique d'asile et de migration dynamique : des procédures plus rapides et une meilleure politique de retour seront organisées.

IVG : comme convenu une réflexion sur l'assouplissement (éventuel) de la loi sur l'avortement sera lancée au parlement. 

Institutionnel : deux ministres du futur gouvernement seront chargés de plancher sur une réforme de l'Etat. La Constitution belge sera ouverte à révision en fin de législature afin de permettre cette réforme après 2024. Avant cette échéance, la Vivaldi s'engage à renforcer l'autonomie des Régions en matière de soins de santé.