Le nouveau président du MR, Georges-Louis Bouchez, a avancé dimanche trois grandes propositions touchant la mobilité, l'éducation et le travail.

Élu fin novembre dernier à la succession de Charles Michel face à Denis Ducarme, celui qui se présente à 33 ans comme "le plus jeune président du plus ancien parti politique d'Europe continentale" rassemblait pour la première fois les militants libéraux à l'occasion de ses vœux de Nouvel an, à Wavre.

Devant un parterre de plus d'un millier de militants, au premier rang desquels de nombreuses figures de l'Open Vld (Gwendolyn Rutten, Alexander De Croo, etc.), le trentenaire a confirmé son ambition de faire de sa formation le premier parti francophone en 2024, à 30% de l'électorat, et de former avec les libéraux flamands la première famille politique de Belgique.

Il a formulé trois grandes propositions: faire de la Belgique le premier pays au monde à faire circuler sur ses routes des voitures autonomes - un objectif qui "allie mobilité, environnement et qualité de vie" -, faire entrer l'enseignement francophone dans le top 10 des tests Pisa et réformer les carrières et les pensions en fonction de la numérisation de l'économie, afin d'améliorer le bien-être au travail, le rapport entre vie privée et vie professionnelle et la liberté de choix.

Sous le slogan macronien "en marche pour 2020", il a adopté du président français la polarisation contre les populistes, "nos véritables ennemis", qu'il qualifie de "marchands d'illusions, champions du slogan, rois de l'anathème".

Tout en se profilant dans la lignée de ses prédécesseurs, il n'en a pas moins proposé de réformer les statuts du MR dans les dix prochains mois en faisant participer les sections du parti et en s'inspirant des meilleurs exemples en Europe et dans le monde, afin de faire du MR "un parti exemplaire dans ses aspects démocratiques, de transparence et de capacité à émettre de nouvelles idées".

2020 étant l'année des 25 ans du décès de Jean Gol, Georges-Louis Bouchez a également annoncé que le 1er mai du MR serait cette année organisé à Liège, patrie de cette figure tutélaire des "libéraux décomplexés", selon les mots du nouveau président.