A l'origine de ces nouvelles tensions entre les deux formations: une question du chef de groupe de l'extrême gauche, Germain Mugemangango, au ministre-président wallon Elio Di Rupo sur la décision du gouvernement bruxellois de réduire l'assistance dont bénéficient les anciens ministres régionaux. "En Wallonie, nous avons plusieurs fois proposé des mesures qui vont dans ce sens et à chaque fois, Elio Di Rupo nous a traités de populistes. Est-ce qu'il pense que la majorité bruxelloise PS-Ecolo-Défi est aussi populiste?", s'est notamment interrogé le député PTB.

"Je trouve que vous êtes gonflé. Personne ne vous empêche de montrer l'exemple et de renvoyer l'argent si vous estimez que vous percevez trop d'argent public", lui a rétorqué Elio Di Rupo.

"J'ai fait le total: vous avez dépensé plus d'1,4 million d'euros depuis le début de la législature pour faire votre propagande personnelle. Vous faites ce que vous voulez mais ce que je vous reproche, c'est que vous considérez que les autres sont des privilégiés. Or, ce sont des gens qui travaillent plus que vous et plus concrètement que vous", a ajouté le ministre-président wallon.

"Vous essayez de faire croire que les autres sont plein de défauts mais vous êtes démasqué: vous n'êtes pas la vertu, vous êtes le vice", s'est-il encore emporté.

Dans un communiqué, le PTB a ensuite dénoncé les "insultes" proférées. "Elio Di Rupo se demande pourquoi le PTB n'a pas voulu participer au pouvoir avec le PS. Quand on voit son hostilité à notre égard et ses insultes, c'est clair. Le PTB ne sera pas le partenaire du vieux PS des affaires accroché à ses privilèges", a conclu Germain Mugemangango.