La délégation belge n’est pas passée inaperçue ce mardi à Lille, lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle française.

Un drapeau wallon flottait ainsi fièrement au premier rang du Grand Palais de Lille, tandis que plusieurs cars avaient été affrétés par la FGTB pour relier le Nord de la France.

“Beaucoup de syndicats ne se retrouvent plus dans le PS et Ecolo, explique le militant belge Nicolas Croes. Nous venons voir comment organiser la riposte en Belgique face aux politiques d’austérité.”

Martine Billard, la coprésidente du Front de Gauche a d’ailleurs salué d’entrée les “camarades belges de la FGTB”. Ce n’est plus un secret : la Belgique intéresse l'alliance électorale française. “Nous avions vu des membres de la FGTB à Florange (NdlR : le site d’ArcelorMittal au Nord de la France) il y a quelques semaines et nous les avons invités à venir ce soir", nous explique Martine Billard. "La Belgique et la France sont confrontés aux mêmes problèmes et il faut faire face ensemble".

La coprésidente, elle-même une écologiste reconvertie à la gauche radicale, nous a aussi confirmé la volonté du Front de gauche de lancer un mouvement semblable en Belgique. Bernard Wesphael, qui vient de quitter Ecolo, fait partie des candidats pour en prendre la tête.

“Je suis contente qu’il ait fait le pas. Nous le suivions depuis un petit temps. Il peut amener un renouveau en reliant écologie et social. Maintenant, c’est aux Belges de décider, pas à nous. Mais nous l’aiderons s’il se lance dans une telle démarche”.

L’idée de Jean-Luc Mélenchon est notamment d’unir la gauche radicale européenne contre “les plans d’austérité mis en place un peu partout" sur le Vieux Continent.