Le Conseil municipal de la petite commune de Vézac, dans le Périgord noir, non loin de Sarlat, a procédé à l’élection des maires adjoints (les échevins). Parmi ceux-ci, Yves de Jonghe d’Ardoye, l’ancien bourgmestre libéral d’Ixelles.

La famille de sa mère, née de Cerval, y possède depuis longtemps une propriété. Plusieurs de ses ancêtres ont déjà été maires au cours des trente dernières années. Si M. de Jonghe peut exercer un mandat exécutif, c’est parce qu’il remplit deux conditions : être de nationalité française (il a la double nationalité) et payer des impôts de la commune. Il s’était déjà présenté en 1996 mais n’avait pas été élu.

Détail pittoresque : c’est sur une liste "socialiste – la France insoumise" que le libéral bon teint a été élu. Mais, que ses électeurs belges se rassurent, il y figurait en tant que “non apparenté”. Il s’est vu attribuer trois compétences : les finances, la culture et le tourisme. Yves de Jonghe a pu assister à son élection. Car c’est en Dordogne qu’il vit le confinement depuis la mi-mars. Son intention est désormais de passer une semaine sur deux en France.

Alors, adieu à la politique belge et à Ixelles ? Que nenni. L’homme a bien l’intention de prendre sa revanche et récupérer, aux prochaines élections de 2024, le maïorat d’Ixelles, occupé depuis 2018 par l’Ecolo Christos Doulkeridis. Devra-t-il pour cela s’associer au PS et au PTB ? C’est moins sûr.