La société Chimac-Agriphar, à l'origine de la pollution de la Meuse la semaine passée, s'est engagée à réparer tous les dommages environnementaux causés, a indiqué jeudi après-midi le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen, à l'issue d'une rencontre avec les responsables de l'entreprise chimique.

Le ministre a également reçu les responsables pour leur dire qu'il était "inadmissible d'avoir pris entre 24 et 48 heures pour avertir la Région wallonne et le bourgmestre de Seraing". "L'entreprise a fait un aveu tardif. On aurait pu prévenir plus rapidement la Flandre et les Pays-Bas ainsi que les pêcheurs", a souligné le ministre.

Benoît Lutgen a aussi exigé des engagements de la part de l'entreprise pour éviter à l'avenir que de tels incidents se reproduisent. L'entreprise devra ainsi effectuer un contrôle en continu des rejets des eaux, envoyer régulièrement des comptes rendus de ces contrôles à la police de l'environnement et remettre en fonction un bassin tampon situé après la station d'épuration des eaux.

Un unique responsable environnemental devra également être désigné au sein de l'entreprise et un audit global des appareils qui contrôlent le bon fonctionnement des rejets des eaux usées devra être effectué.