Étudiant en histoire à Louvain, Siegfried Evens, 22 ans, se trouvait dans la deuxième voiture du train qui a déraillé, samedi, en sortie de la gare de Louvain. Il raconte. "Peu de temps après avoir quitté la gare, le train a commencé à trembler une première fois. Puis, tout à coup, les gens ont été projetés de leurs sièges, mes documents ont été envoyés en l’air, tout a volé dans le wagon. Une femme et son chien se sont réfugiés sous un siège et j’ai fait la même chose !", relate-t-il.

Il poursuit : "Quand le wagon s’est arrêté, les passagers ont vérifié si tout le monde allait bien. Certains étaient sous le choc, impressionnés, mais personne ne semblait trop atteint. Quant à mon ordinateur portable, il a volé à l’autre bout du wagon, hors d’usage…"

Le jeune étudiant raconte ensuite la découverte du corps de la victime, un jeune de 21 ans. "Quelqu’un m’a dit qu’il y avait une victime. Effectivement, j’ai mis le nez dehors et j’ai vu qu’une couverture avait été placée sur le corps. La police est arrivée et a mis en sécurité tout le monde. J’ai rapidement publié un message sur Facebook pour rassurer mes proches. Nous avons ensuite été emmenés au commissariat. Je tremble encore mais je vais bien, tant mieux."


Frederik (31 ans), de Louvain : "Les gens se tenaient comme ils pouvaient"

Il est l’homme qui a publié la première photo du déraillement sur les réseaux sociaux, samedi, peu après 13h. Frederik Vranken était passager du second wagon, qui ne s’est pas retourné. "L’accident s’est produit quelques minutes après le départ. On pouvait entendre les grincements et les secousses. Les gens se tenaient comme ils le pouvaient, certains sont tombés au sol. Les bagages ont volé un peu partout autour de nous", précise-t-il.

Puis, c’est l’arrêt des voitures, sans casse pour sa part. "J’ai mis le nez dehors et j’ai vu la première voiture couchée sur le flanc, l’avant en direction de la gare de Louvain, qui avait viré à 180° ! J’ai aussi vu la victime décédée, écrasée jusqu’à sa taille. On m’a dit qu’elle se trouvait entre le premier et le second wagon au moment du déraillement. Je pense qu’il y avait moins de monde dans le premier vu qu’il s’agissait d’un wagon de 1ère classe."

"Quand nous sommes descendus du train, la police était déjà là. Quelques personnes du 1er wagon avaient déjà réussi à en sortir, comme notamment le chauffeur du train." Le tweet de Frederik Vranken révélant l’accident a été relayé 132 fois.