Nos spécialistes en chirurgie esthétique sont à votre écoute et choisiront avec vous l'intervention la plus adéquate répondant à vos souhaits (chirurgie du sein, du nez,...) pour le résultat le plus satisfaisant et pour un prix abordable. Nous pratiquons uniquement des formules all-in, ce qui signifie que vous n'aurez aucun frais complémentaire (anesthésie, soutiens-gorge ou pantys spéciaux, prise de sang éventuelle sont compris)...". Trouvée sur Internet et mettant en scène des photos avant-après, cette publicité pour une clinique qui se situe à quelques kilomètres de Bruxelles pourrait bientôt être réglementée. Face au vide juridique qui règne aujourd'hui dans ce secteur, laissant la place à toutes les dérives, une proposition de loi réglementant la publicité relative aux interventions à visée esthétique a été déposée par la sénatrice MR Christine Defraigne et par les députés Daniel Bacquelaine et Dominique Tilmans. Alors que les liftings, lipoaspirations, augmentations mammaires ne sont pas dépourvus de complications potentielles, ces actes médicaux délicats se vendent sur Internet et dans d'autres medias, comme n'importe quel produit de grande consommation. Certains centres n'hésitent même pas à proposer des promotions mensuelles !

Pour combler le vide, les auteurs de la proposition se sont inspirés du code de déontologie médicale et de l'avis du 1er octobre 2005 du Conseil national. La présente proposition entend s'appliquer à tous les praticiens de l'art médical et dentaire lorsqu'ils posent à titre principal ou accessoire des interventions à visée esthétique. La position des auteurs est claire : ils préconisent l'interdiction de la publicité, à l'exception de la publicité personnelle, c'est-à-dire "une publicité informative qui permet à un praticien de se faire connaître et de donner un minimum d'informations sur ses activités". Elle devra être "conforme à la réalité, objective, pertinente, vérifiable, discrète et claire". Elle ne pourra en aucun cas être trompeuse et comparative. L'utilisation de photos avant-après est interdite par la présente proposition de loi. L'objectif poursuivi est en effet de bannir toute publicité racoleuse et de rabattage. Par ailleurs, lorsque la publicité personnelle porte sur un acte esthétique déterminé, elle devra mentionner un certain nombre d'éléments dont la formation et le titre du praticien, les contre-indications, les effets secondaires... En cas de non-respect de cette législation, des sanctions sont prévues.