Parcours. Radouane Bouhlal est né le 27 octobre 1974 à Saint-Josse ten Noode dans une famille marocaine, berbère par le père et arabe par la mère, ce qui ne l’empêche pas d’être également belge, très attaché à son pays d’adoption. Il a fait ses études primaires et secondaires dans le réseau libre (catholique) avant de décrocher une licence en droit à l’UCL et un diplômes d’études spécialisées en droits de l’Homme aux Facultés Saint-Louis.

A peine diplômé avec, excusez du peu, chaque fois des "grandes dis", Radouane Bouhlal est entré dans le cabinet de Jean-Marc Nollet, le ministre communautaire Ecolo de l’enfance et de l’enseignement fondamental, moins sans doute par proximité politique que parce que les verts manquaient étonnamment de cadres au moment de se lancer dans le grand bain du pouvoir en 1999.

Radouane Bouhlal s’engagea aussi dans le combat des droits des gays et des lesbiennes avant de rejoindre le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie dont il devint le président de mai 2004 à février 2011, ayant donc été élu à la tête du Mrax à deux reprises. Dans une interview au site Wafin, le site des Belgo-Marocains de Belgique en 2008, Radouane Bouhlal avait été interpellé sur sa définition de la laïcité.

"La laïcité a du sens si elle garantit à chacun de vivre et pratiquer sa croyance ou sa non-croyance dans un Etat neutre et impartial", y avait-il répondu. "Malheureusement, d’aucuns l’instrumentalisent pour en faire une "laïcité de combat" dirigée principalement contre l’Islam et, accessoirement, contre d’autres religions. Et bien, quand elle sert à produire ou justifier des discriminations racistes contre des croyants, la laïcité cesse précisément d’être laïque". C.Le