Des journaux flamands l'indiquaient lundi : les zones de police reçoivent tant d'argent du Fonds de la sécurité routière, alimenté par les amendes routières, qu'elles s'interrogent sur la façon dont elles vont pouvoir le dépenser. Plusieurs zones de police dépensent très peu de ce qu'elles perçoivent du fonds des amendes routières, explique Paul Van Tigchelt, porte-parole du ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael (Open VLD). Ces dernières années, le nombre d'amendes a tant augmenté et la perception s'est si bien améliorée que le fonds a beaucoup grossi : de 40 millions d'euros en 2004 à 100 cette année. Ce montant est ensuite réparti entre les différentes zones de police qui doivent alors l'utiliser pour améliorer les mesures de sécurité sur son territoire. Or comme certaines zones ne savent plus quoi faire de cette manne (des motos ont même été achetées qui n'ont jamais roulé), l'Open VLD propose que les zones de police puissent également utiliser cet argent à d'autres fins que celles directement liées aux transports, par exemple la police de proximité.

Mais cette annonce a entraîné plusieurs réactions, lundi. Les "Responsible young drivers" estiment que la sécurité routière doit rester la priorité du Fonds des amendes, puisque 1 000 personnes meurent encore chaque année sur nos routes. "Touring secours" voudrait, dans ces circonstances et pour sa part, que l'argent soit attribué à la formation à la conduite, voire à soutenir les jeunes qui suivent une formation à la conduite professionnelle et de qualité. Enfin, cet argent devrait être consacré à une meilleure prise en charge des victimes de la route, estime "Zebra", une association active dans ce domaine, ainsi qu'à la formation des policiers, souvent les premiers à entrer en contact avec ces victimes.(avec Belga)