"Il serait du plus mauvais effet de se présenter en ordre dispersé devant Volkswagen", a-t-il commenté.

Dans un premier temps, M. Di Rupo estime que les initiatives prises doivent viser à réduire au maximum le nombre de licenciements. Ce n'est que dans un deuxième temps, une fois que des décisions formelles auront été prises et que des accords sociaux auront été négociés, que la Région wallonne pourra intervenir, notamment par le biais de cellules de reconversion.

"Il faut absolument faire le maximum pour réduire le plus possible le nombre de personnes concernées et maintenir un maximum d'activité à Forest", a-t-il souligné.

Selon le ministre-président wallon, il faut aussi soutenir les syndicats belges dans leurs démarches à l'égard de leur collègues allemands d'IG-Metal.

"Il faut parvenir à un traitement plus équitable possible sur l'ensemble des sièges en Europe", a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt, a demandé au groupe VW de "jouer cartes sur table".

Il attend de la direction du groupe automobile qu'elle prenne ses responsabilités et fasse preuve de clarté et de franchise à l'égard des travailleurs. Il s'interroge sur les intentions de VW: une fermeture à terme du site de Forest ou un redéploiement économique. Et de rappeler que dans un premier temps, lorsque Renault a fermé en 1997 son site de Vilvorde, il ne s'était guère soucié de l'avenir des travailleurs avant de se raviser et de s'investir dans leur reconversion. "On peut en attendre autant de VW", a-t-il dit.

En attendant, le ministre a déjà pris contact avec les organisations syndicales afin d'évaluer la situation et il se tient prêt à agir, notamment au niveau des cellules de reconversion