Le président du tribunal d'application des peines (TAP) de Bruxelles, Freddy Pieters, a mis en garde lundi soir, dans l'émission Terzake, contre les conséquences possibles d'une plus grande implication des victimes dans le processus de libération de détenus.

La ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open Vld) a indiqué dimanche, après sa rencontre avec les familles des victimes de Marc Dutroux et Michelle Martin, qu'elle souhaite impliquer davantage les victimes dans le processus du tribunal d'application des peines. Elle répondait ainsi à une demande formulée par les victimes depuis l'annonce de la libération conditionnelle probable de Michelle Martin.

Pour Freddy Pieters, le fait de réfléchir à des droits plus étendus pour les victimes est une chose positive mais il tient toutefois à avertir des risques que cela pourrait provoquer. Donner plus de droits aux victimes pourrait ainsi, par exemple, rendre plus difficile un plan de reclassement. Et de rappeler que le rôle du tribunal d'application des peines est de défendre les intérêts des victimes, mais aussi de l'auteur et de la société.

M. Pieters dit comprendre les victimes de Michelle Martin mais affirme aussi comprendre, "au vu de la loi", la décision de libérer sous conditions M. Martin.