Alors que le gestionnaire du réseau de transport d'électricité Elia a confirmé un risque de pénurie cet hiver, l'intérêt de la population belge pour les groupes électrogènes augmente significativement, observent mardi plusieurs vendeurs. 


Energence, une société brabançonne spécialisée dans le domaine de l'énergie, a de son côté déjà reçu 20 demandes de devis en une semaine pour des systèmes de back-up à raccorder à son installation domestique. 

D'après Michaël Willemaers, le directeur commercial d'Energence, elles proviennent "surtout du secteur horeca et des PME". En vue d'anticiper le risque de black-out, cette société basée à Lasnes a mis au point plusieurs systèmes de back-up personnels qu'elle commercialise depuis à peine une semaine. "Nous avons déjà reçu 20 demandes de devis, surtout du secteur horeca, de PME, mais aussi de pharmacies ou encore d'une pompe à essence", relate Michaël Willemaers. Les grosses sociétés, elles, disposent généralement déjà de technologies de secours, ajoute-t-il.

A Liège, le magasin d'outillage La Maison du Moteur affirme que les demandes de renseignement pour des groupes électrogènes ont plus que doublé ces derniers jours. "On en vend plus aussi, mais je ne peux pas encore dire que les ventes explosent", précise toutefois le gérant. 

"Beaucoup de gens se renseignent sur les groupes électrogènes, entre 25 et 30% en plus que d'habitude", constate également le gérant du concessionnaire Honda Van den Borre à Anderlecht. "Les gens ont peur; ils veulent se prémunir contre une panne."

"Nous n'avons pas de position par rapport à ce phénomène, mais il ne nous étonne pas. Le risque de pénurie est réel", a réagi mardi Axelle Pollet, la porte-parole d'Elia. "Nous serons structurellement dépendants de nos importations cet hiver. Le rôle d'Elia est d'informer, prévenir. Nous ne pouvons pas jouer nous-mêmes sur la production", a-t-elle conclu.