La chaîne privée flamande VTM a créé beaucoup d’agitation avec son émission “Faroek”. Il s’agit d’une enquête sur la traque du présumé djihadiste en fuite, Salah Abdeslam, et sur la menace d’attentat “imminent” qui a récemment plané sur Bruxelles et a justifié un état d’alerte antiterroriste maximal. Ce programme devait être diffusé mercredi soir.

Et, selon un article de “Het Laaste Nieuws”, il semble que les forces de police aient commis un grave impair dans la recherche de Salah Abdeslam : selon le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), s’exprimant dans le cadre de l’émission de VTM, les services de renseignement avaient reçu une information selon laquelle celui que l’on pense être impliqué dans les attentats de Paris pouvait se cacher dans une habitation de Molenbeek.

Mais, en raison de la loi sur les perquisitions, la police a toutefois dû attendre 5 heures du matin pour pénétrer dans le logement. Au moment de la perquisition, Salah Abdeslam n’y était pas, ou plus, ayant pu quitter les lieux. Si cela était bien été le cas, ce couac retentissant pourrait avoir des conséquences politiques importantes, impliquant peut-être même la démission des ministres concernés au fédéral. Sans vouloir comparer les deux affaires, ce scénario catastrophe rappelle l’évasion de Marc Dutroux et ses conséquences politiques.

Toutefois, contacté sur le sujet, le parquet fédéral a pris le contre-pied des propos attribués à Koen Geens dans le cadre de l’émission “Faroek” : “ Nous avions une information indiquant que Salah pouvait ou avait pu se trouver dans l’habitation en question. Une perquisition a donc été effectuée et n’a rien livré. Affirmer qu’on n’a pas pu l’arrêter parce que nous ne pouvions pas effectuer de perquisitions entre 21 heures et 5 heures et qu’il s’est échappé durant cette tranche horaire, est une extrapolation ”, explique le porte-parole du parquet.

Abdeslam caché dans un meuble ?

Toutefois, selon la RTBF, citant des sources policières, Salah Abdelsam aurait bel et bien été présent dans l’habitation en question (au 47 de la rue Delaunoy) jusqu’au lundi 16 novembre en matinée, soit trois jours après les attentats de Paris. Surveillé, il se serait échappé avant l’intervention des forces spéciales de police, dissimulé dans un meuble à l’occasion d’un déménagement dans la rue. Il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse, le parquet ayant refusé de faire des commentaires sur ces infos de la RTBF.

Toutefois, il semble que la police ait décelé lors des perquisitions des traces du passage d’Abdeslam dans cet immeuble. Un élément aurait retardé l’intervention policière dans l’immeuble : la police aurait dû attendre l’après-midi pour obtenir un mandat de perquisition du juge. Mais, entre-temps, le suspect le plus recherché d’Europe avait disparu…

Selon la DH, la police a eu l'occasion de fouiller la camionnette contenant le meuble en question. Elle n'y a rien trouvé de particulier.

Salah Abdeslam a porté la ceinture d'explosifs retrouvée à Montrouge 

La ceinture d'explosifs retrouvée le 23 novembre dans une poubelle à Montrouge, en région parisienne, appartenait à Salah Abdeslam, principal suspect recherché dans l'enquête sur les attentats de Paris du 13 novembre. Les autorités françaises seraient arrivés à cette conclusion, selon une source proche de l'enquête citée par CNN. La ceinture d'explosifs a été retrouvée dix jours après les attentats.

Selon cette source, de la sueur retrouvée sur la ceinture correspond l'ADN de Salah Abdeslam.