Joëlle Milquet, cheffe de groupe CDH au conseil communal de la Ville de Bruxelles, a réagi avec virulence, ce jeudi, à la divulgation des conclusions de l'Inspection de finances concernant la gestion du Samusocial. La vice-Première ministre, dans l'opposition au niveau communal, "s’insurge contre le manque total de transparence et les dépenses considérables dans les facturations émises par le Samusocial et dans les flux financiers entre le CPAS de la Ville de Bruxelles et le Samusocial, révélés par un rapport de l’Inspection des Finances, et contre la rémunération excessive de sa directrice, Pascale Peraita, qui représenterait un budget annuel de 192 .705,34 euros", indique-t-elle par communiqué. "Eu égard à la vocation du Samusocial, qui est de venir en aide aux plus démunis, cette rémunération est très choquante." 

Elle interpellera prochainement la majorité bruxelloise afin "qu'un audit soit lancé rapidement pour faire la lumière sur les nombreuses irrégularités soulevées par le rapport de l’Inspection des Finances". Les conseillers CDH du CPAS de la Ville de Bruxelles feront la même demande concernant le CPAS en lui-même, ajoute-t-elle. "De plus, Pascale Peraita étant pressentie pour prendre la tête du CPAS de la Ville de Bruxelles, on peut pour le moins s’interroger quant à la légitimité dont elle disposerait au vu des compétences en matière de gestion des finances publiques nécessaires à une telle fonction", lance encore Joëlle Milquet.

Ce jeudi, "La Libre" a rendu public le résultat d'une inspection financière commandée par la Cocom au sujet de la gestion du Samusocial, dirigé par la socialiste Pascale Peraita. Outre, un manque de transparence et une absence de respect de la législation sur les marchés publics, l'Inspection des finances s'interroge sur le système de primes en vigueur au Samusocial et sur la rémunération de la directrice.