La commission d’enquête du Samusocial a terminé ses auditions ce mardi.

Clap de fin pour la commission d’enquête liée au scandale du Samusocial avec, ce mardi, l’audition de l’inspecteur régional des Finances et celle du receveur du CPAS de la Ville de Bruxelles. Il est, en substance, ressorti que le processus de contrôle interne était insuffisant au vu de la croissance du Samusocial au cours des dernières années.

Parmi les temps forts de ces auditions démarrées le 20 juin au Parlement bruxellois, on retiendra notamment les séances au cours desquelles plusieurs travailleurs du Samusocial sont sortis de l’Omerta pour expliquer le fonctionnement interne - souvent flou - de cette ASBL en charge du sans-abrisme dans la capitale.

Ces cinq derniers mois, une série d’acteurs clés ont été entendus dans le dossier des modalités de rémunération des membres du conseil d’administration et du bureau de l’ASBL. Mais les auditions des mandataires politiques se sont révélées décevantes - à l’instar de l’audition de Laurette Onkelinx, présidente du PS bruxellois, qui a nié toute implication personnelle dans la gestion du Samusocial.

De son côté, Pascale Peraita (ancienne directrice de l’ASBL), a fait valoir son droit au silence, disant réserver ses propos aux enquêteurs dans le cadre de l’instruction judiciaire. Yvan Mayeur, l’ancien bourgmestre de la Ville de Bruxelles, n’a lui pas éludé les questions relatives aux jetons de présence, mais sans pour autant convaincre les commissaires sur la pertinence des modalités de leur attribution.

" Yvan Mayeur s’est servi de la commission d’enquête pour faire son testament politique. Il y a plein d’éléments auxquels il a refusé de répondre et il a embobiné les commissaires", déplore Alain Maron (Ecolo), le député qui a révélé le scandale.

Selon lui, les principaux temps forts ont été vécus lors des séances de la commission d’enquête à huis clos. "Nous avons appris des choses concrètes lors de ces séances mais dont je ne peux faire état publiquement", ajoute Alain Maron.

Dès ce mercredi, c’est la commission Affaires sociales au Parlement bruxellois qui prendra le relais et poursuivra les travaux. Les commissaires vont maintenant s’atteler à la rédaction des recommandations, attendues pour la fin de l’année. Un important travail va notamment devoir être réalisé sur la distinction entre ASBL publique et privée afin d’éviter les dérives commises par le Samusocial.