"J'ai assisté à une vrai mascarade pour empêcher le débat": Caroline Fourest revient sur les échauffourées qui ont amené, hier soir, à l'annulation d'une conférence-débat à l'ULB, sur la question de la montée de l'extrême-droite.

Interrogée par le Centre Communautaire Laïc Juif, elle explique: "Au moment où nous dénoncions le racisme, des militants d'extrême-droite se sont levés et nous on invectivés, jusqu'à physiquement empêcher le débat. (...) Ce qui m'attriste le plus, c'est que le meneur qui prépare ça est chercheur à l'ULB ... Comment quelqu'un d'aussi sectaire et fanatique peut se revendiquer de quoi que ce soit d'intellectuel? s'interroge l'essayiste française.

Sur le fond, Caroline Fourest explique: "Si nous avions en France des évènements comme ça dans nos universités françaises, Marine Le Pen serait certainement au deuxième tour. Je suis inquiète pour l'ULB parce que je pense que vous avez en Belgique un nationalisme très fort et ces gens sont des alliés objectifs du racisme et de la montée de l'extrême-droite".

Objectif selon elle des fauteurs de troubles: Faire taire les universalistes qui sont pour l'égalité. Ce qu'elle n'entend, évidemment pas se faire dicter. " Le recteur de l'ULB a pris la parole pour dire qu'il agirait. Je crois en sa volonté de saisir cette occasion pour mettre un terme à certaines pratiques d'intimidation qui durent depuis trop longtemps et qui pourrissent le climat universitaire" a-t-elle confié à nos confrères du Soir. "Je tiendrai toujours têtes à ces enragés, mais je ne suis pas là pour servir de défouloir à tous les excités."

Vidéo de l'incident a été tournée par @gillesdej