La violence psychologique et physique au sein d’un couple touche aussi les jeunes.

Neuf jeunes sur dix affirment avoir été victimes d’actes violents dans leurs relations amoureuses. Sept sur dix, auteurs. Des chiffres interpellants basés sur des témoignages d’adolescents âgés entre 12 et 21 ans.

Avec l’image de la "femme battue" véhiculée dans les différentes campagnes de sensibilisation, les jeunes ne se sentent pas concernés par cette violence physique "extrême". Et pourtant, ils sont également malmenés. Les actes violents sont, principalement, d’ordres psychologique et verbal. Exiger de savoir avec qui et où l’autre se trouve (71 %); empêcher de parler à d’autres filles/garçons (54 %); dévaloriser son partenaire (53 %) : ces comportements font partie du quotidien de couples de jeunes âgés entre 15 et 21 ans. Plus grave encore, les violences physiques et sexuelles sont loin d’être absentes des relations affectives. Chez les 18-21 ans, par exemple, 8 % des filles et 2 % des garçons subissent des violences physiques. Ou encore, 15 % des filles de 16 ans ont eu une première relation sexuelle parce qu’elles ont été obligées, contre 7 % des garçons de cet âge.

Une nécessité d’agir

La Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie et la Commission communautaire française de Bruxelles (Cocof) lancent une campagne de sensibilisation "No Violence, ne laisse personne décider en ton nom". La campagne vise les 15-25 ans, principalement touchés par ces actes violents. Elle s’inscrit dans le cadre du Plan d’action intrafrancophone 2014-2019 de lutte contre les violences, adopté en juillet dernier.

"Il est primordial de toucher les jeunes couples car il s’agit d’endiguer la violence dès les premières relations afin d’apprendre le respect et le principe d’égalité", justifie Céline Fremault (CDH), ministre de l’Aide aux personnes à la Cocof.