Chat infecté par le coronavirus: les prélèvements posent question

Un vétérinaire estime qu’il s’agit d’un "événement rare qui nécessite confirmation".

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Un vétérinaire estime qu’il s’agit d’un "événement rare qui nécessite confirmation".

Vendredi, l’annonce du premier cas de contamination d’un chat a fait beaucoup de bruit. Il faut dire que c’est le docteur Emmanuel André, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, qui a révélé la nouvelle lors de la conférence de presse désormais quotidienne, et que celle-ci a été présentée comme une première mondiale.

Pourtant, cette annonce fait aujourd’hui l’objet de suspicions. Le vétérinaire Étienne Thiry, professeur à la faculté vétérinaire de Liège et membre du comité scientifique de l’Afsca, a expliqué que les prélèvements analysés dans les laboratoires de l’ULiège n’avaient pas été effectués par des vétérinaires ou des scientifiques mais par la propriétaire de l’animal, elle-même positive au coronavirus. "C’est le médecin traitant de la propriétaire, qui était malade et confinée chez elle qui lui a demandé de réaliser elle-même les prélèvements dans les fèces et les vomissements du chat, où le virus a été identifié. Le chat n’a pas eu d’examen clinique pour limiter les risques en cette situation de confinement", explique-t-il.

Selon le vétérinaire, il convient d’être très prudent quant aux résultats des analyses. "Les résultats obtenus peuvent être l’objet de beaucoup d’interprétations. Il s’agit d’un événement rare qui nécessite confirmation", précise-t-il.

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