Coronavirus dans les maisons de repos: seuls les écrans, les téléphones et les vitres laissent passer les éclats de vies confinées

Les vitres renvoient des reflets étranges, empêchant de détailler les traits, d’entendre clairement les voix. Assise sur un fauteuil rouge, au rez-de-chaussée de la Maison de repos Bughin-Durant, à Monceau-sur-Sambre (Charleroi), Renée porte le téléphone à son oreille. C’est la seule manière de lui parler. Depuis le 9 mars - cinq longues semaines déjà -, la résidence tourne sur elle-même. Plus de visites. Plus d’entrées, à l’exception du personnel. "Ça va, dit Renée. On vieillit un jour à la fois. Quand la santé va, pourquoi se plaindre ?" Le mois prochain, la vieille dame aura 90 ans. Les habitudes ont dû changer depuis la crise du coronavirus qui oblige à garder des distances. "On parle un peu plus fort. C’est même plus parler, c’est crier ! On sent bien l’âge qu’on a" , ajoute-t-elle. On devine un sourire.

Coronavirus dans les maisons de repos: seuls les écrans, les téléphones et les vitres laissent passer les éclats de vies confinées
Les vitres renvoient des reflets étranges, empêchant de détailler les traits, d’entendre clairement les voix. Assise sur un fauteuil rouge, au rez-de-chaussée de la Maison de repos Bughin-Durant, à Monceau-sur-Sambre (Charleroi), Renée porte le téléphone à son oreille. C’est la seule manière de lui parler. Depuis le 9 mars - cinq longues semaines déjà -, la résidence tourne sur elle-même. Plus de visites. Plus d’entrées,...

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