Il faut un statut de chauffeur digne et faire cesser les méfaits d'Uber et de Heetch, estime le PTB

Le PTB a plaidé mardi pour la mise sur pied d'un plan taxi assorti d'un statut digne pour tous, d'une application publique et pour une mise au banc des "méfaits des multinationales Uber et Heetch dans la Région bruxelloise".

Il faut un statut de chauffeur digne et faire cesser les méfaits d'Uber et de Heetch, estime le PTB
©BELGA

Depuis lundi, les chauffeurs Uber actifs dans la capitale ne sont plus autorisés par l'administration régionale à utiliser leur smartphone pour prendre des commandes de courses.

L'annonce a immédiatement déclenché une manifestation d'une centaine de chauffeurs devant le cabinet Vervoort, compétent pour le dossier des taxis, ainsi que certaines divisions au sein même de l'équipe gouvernementale bruxelloise.

Critiqué, le cabinet Vervoort se retranche derrière un arrêt de la cour d'appel de Bruxelles rendu le 15 janvier dernier dans un litige opposant les taxis bruxellois au secteur des sociétés de location de voiture de luxe avec chauffeur (LVC), qui travaille pour le compte d'Uber X, accusé de concurrence déloyale.

Pour le député PTB, Youssef Handichi, c'est le moment "de mettre dehors ces multinationales Uber et Heetch, qui n'ont aucun scrupule, ni à l'égard des chauffeurs qui en dépendent et qu'elles exploitent, ni à l'égard des pays dans lesquels elles s'implantent tout en éludant tout paiement d'impôt".

A ses yeux, il faut donner à ces travailleurs des conditions de travail dignes, et un vrai statut en tant que taximan. L'étude Deloitte demandée par le gouvernement bruxellois arrive à la même conclusion. Il manque plus ou moins 600 chauffeurs de taxi à Bruxelles. Il faut donc intégrer les centaines de chauffeurs bruxellois qui travaillent actuellement par nécessité avec Uber et Heetch dans le plan taxi, et les faire travailler sous un statut unique.

Pour l'élu de la formation d'extrême gauche, c'est le refus du gouvernement bruxellois de prendre en charge la question des taxis qui a entraîné un pourrissement de la situation.

A ses yeux, en n'agissant pas, le ministre-président bruxellois a permis une dégradation des conditions de travail tant des chauffeurs de taxis que des chauffeurs de voiture de location.

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