En Wallonie, les chiens d'assistance sont désormais les bienvenus dans les lieux publics

Le gouvernement wallon a adopté jeudi le décret "Kama" - du nom du chien d'assistance formé par la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale - autorisant ces chiens dans les lieux publics au sud du pays.

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© Michel Tonneau

Entre 150 et 200 chiens d'assistance pour personnes en situation de handicap sont actuellement en service en Wallonie et à Bruxelles. S'ils semblent aujourd'hui de plus en plus reconnus et acceptés dans la société, certains freins subsistent quant à leur présence dans les lieux accessibles au public. En 2018 et 2019, UNIA a ainsi reçu pour la Wallonie 37 signalements relatifs à des refus d'accès de chiens d'assistance dans divers secteurs et notamment dans les hôpitaux, dans le secteur Horeca ou chez certains médecins.

Face à cette situation, l'exécutif régional vient d'approuver, ce jeudi, le projet de décret visant à autoriser l'accès de ces chiens dans tous les lieux accessibles au public, y compris dans les établissements de soins.

Le texte prévoit notamment des sanctions en cas de non-respect de la loi ; une amende pénale de 26 à 100 euros voire une peine de privation de liberté.

Parallèlement, le 'Passeport Chien d'assistance' qui certifie et formalise notamment l'identité de la personne qui s'occupe d'un chien d'assistance a été créé. Les 9 associations agréées par l'AVIQ pour le dressage des chiens d'assistance seront chargées de délivrer ce passeport aux personnes en situation de handicap lors de la réception du chien.

Enfin, l'intervention publique dans les frais d'éducation et de dressage des chiens d'assistance sera augmentée. Elle s'élèvera dorénavant à 7.500 euros au lieu de 3.000 euros par chien d'aide et de 5.000 euros par chien-guide (chien dressé spécifiquement pour accompagner les personnes aveugles ou malvoyantes). La Wallonie intervient en moyenne pour 15 à 20 chiens d'assistance par an.

"Dans certaines situations, l'assistance d'un chien peut remplacer plusieurs aides matérielles, de déplacement, de sécurité...apportées par d'autres personnes. Il permet aussi aux personnes en situation de handicap d'exercer nombre d'activités quotidiennes et joue un rôle affectif, social, d'inclusion considérable Les mesures adoptées aujourd'hui renforcent la place et le rôle de ces chiens au sein de la société et auprès des personnes moins autonomes", s'est félicité la ministre Morreale (PS).