Amnesty International appelle une nouvelle fois à la libération d'Ahmadreza Djalali, cet ancien professeur de la VUB

Le médecin irano-suédois Ahmadreza Djalali est détenu en Iran depuis plus de cinq ans. À l'occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International lance un nouvel appel à Téhéran afin que soit libéré ce professeur invité de la VUB.

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L'ONG déploiera samedi en face de l'ambassade d'Iran, à Bruxelles, une large bannière en soutien à Ahmadreza Djalali sur laquelle on pourra lire : "There is only one word to describe the severe physical and psychological ill-treatment of Djalali, and that is torture", soit "Il n'y a qu'un seul mot pour décrire les sévices physiques et psychologiques infligés à Djalali, c'est la torture".

Amnesty reprend les mots des experts de l'Organisation des Nations unies (ONU), qui, en mars dernier, ont dénoncé les mauvais traitements et la torture subis par le professeur irano-suédois, détenu alors à l'isolement en Iran. Depuis lors, ce dernier été transféré dans une section commune de la prison d'Evin, mais son état physique et mental reste très préoccupant.

"Nous demeurons extrêmement préoccupés et indignés par le sort du docteur Djalali", a déclaré le directeur de la section belge francophone d'Amnesty International, Philippe Hensmans. "Détenu depuis plus de cinq ans dans des conditions très difficiles et ayant subi de la torture, il vit toujours sous la menace constante d'une exécution. De plus, il n'a pas été autorisé à téléphoner à sa femme et à ses enfants depuis le mois de novembre dernier. C'est insupportable, tant pour lui que pour eux"

"Toute cette injustice subie par Ahmadreza Djalali a eu lieu sous la supervision d'Ebrahim Raisi, alors à la tête du pouvoir judiciaire. Au lieu de faire l'objet d'une enquête pour les crimes contre l'humanité et de graves violations des droits humains, il sera bientôt le nouveau président de la République islamique d'Iran. Il s'agit là d'un sombre rappel de l'impunité qui règne en maître en Iran", a précisé Philippe Hensmans.

Ahmadreza Djalali, spécialiste de la médecine de catastrophe, a été arrêté et accusé d'espionnage en 2016, lors d'un voyage à titre professionnel en Iran. Fin octobre 2017, il a été condamné à mort à l'issue d'un procès inéquitable.

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