Les recteurs alarmés par l'état de santé des grévistes de la faim

Les rectrice et recteurs des universités francophones du pays demandent aux autorités que des solutions soient trouvées à la situation des personnes sans-papiers en grève de la faim, notamment sur le site de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), dans une prise de position du Conseil des recteurs diffusée mardi soir.

Les recteurs alarmés par l'état de santé des grévistes de la faim
©BELGA

Les membres de ce conseil se disent "particulièrement alarmés par l'état de santé des grévistes de la faim, à l'heure où des conséquences irréversibles pourraient résulter de leur action". Ces 400 personnes observent une grève de la faim depuis 40 jours à Bruxelles, dans des locaux de l'ULB et de la VUB et à l'église du Béguinage.

Les rectrice et recteurs "demandent aux autorités politiques compétentes d'user de tous les moyens légaux en leur pouvoir pour trouver des solutions, au moins transitoires, à la situation des personnes sans-papiers". Ils demandent aussi aux grévistes "de mettre un terme à leur action", selon cette prise de position commune.

"Particulièrement attachés à l'État de droit ainsi qu'à la dignité des personnes, les rectrice et recteurs sont convaincus que cette dignité et ce droit ne se trouveront ni dans les menaces que certains font peser sur leur santé, voire leur existence, ni dans l'intransigeance, mais dans le dialogue et l'humanité", appuient les académiques.

Ils notent que certains sans-papiers sont installés et travaillent en Belgique depuis de nombreuses années et que ces derniers demandent que leur situation soit prise en compte pour examiner leurs conditions de régularisation.

Le Conseil des recteurs est présidé par Pierre Wolper, recteur de l'Université de Liège (ULiège). Le Conseil réuni en outre les recteurs de l'Université catholique de Louvain, de l'Université Libre de Bruxelles, de l'Université de Mons et de l'Université de Namur.