"Il faut aussi investir dans la vaccination des personnes moins susceptibles de tomber malades, afin de ralentir la circulation du virus"

Le commissaire du gouvernement en charge de la crise du coronavirus, Pedro Facon, a appelé mardi les responsables politiques à débattre de la vaccination obligatoire du personnel soignant, en concertation avec ce secteur, au lendemain de l'annonce de cette décision en France par le président Emmanuel Macron.

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La vaccination se fait actuellement sur base volontaire en Belgique. Au sein du personnel soignant, elle est répandue dans certains groupes, mais reste à la traîne dans d'autres comme les kinésithérapeutes, les infirmiers et infirmières ou les sages-femmes, a exposé M. Facon au micro de Eén (VRT radio).

Il demande aux institutions de soins de porter une attention plus forte à leur taux de vaccination. Pour Margot Cloet, patronne du réseau de soins de santé flamand Icuro, la vaccination devrait être obligatoire pour le personnel soignant.

"Il faut travailler la question avec les représentants du secteur. Il y a moyen d'avancer en dialogue avec eux, ce qui est une différence avec la France", a pour sa part indiqué le co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet, interrogé sur ce point par Bel-RTL.

Actuellement, un million de personnes vulnérables - des plus de 65 ans et des patients souffrant de comorbidité - ne sont pas encore vaccinées complètement en Belgique. Il faut aussi investir dans la vaccination des personnes qui sont moins susceptibles de tomber malades, afin de ralentir la circulation du virus, a fait valoir Pedro Facon.

Si les contaminations sont en augmentation en Belgique (+83% en sept jours à la date du 9 juillet), cette hausse est encore loin de celle constatée aux Pays-Bas, où leur nombre a été multiplié par neuf. La Belgique doit s'attendre à un doublement du nombre de contaminations tous les huit jours. La question étant de savoir combien tomberont malades et combien devront être hospitalisées.

Pedro Facon plaide donc à nouveau pour le respect des règles actuelles et leur strict contrôle. A peine un tiers des voyageurs de retour d'une zone rouge se ferait tester comme c'est requis, selon lui.

Pour des événements de masse, comme d'éventuels festivals, le commissaire covid met aussi en garde contre la fraude au "Covid Safe Ticket", telle qu'il en existe déjà aux Pays-Bas. Les participants non-vaccinés doivent se faire tester tous les deux jours, dit-il. Interrogé sur le maintien du festival Pukkelpop, le bourgmestre de Hasselt, Steven Vandeput, a dit espérer que le Comité de concertation de ce vendredi ne supprimerait pas cette édition. Il plaide pour une sécurisation de la zone, des contrôles sévères et une vaccination maximale. 

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