Les aviateurs de Florennes remplacent ceux de Kleine-Brogel en Jordanie

Le 2e wing tactique, l'unité de la Force aérienne basée à Florennes, a succédé vendredi à son homologue néerlandophone de Kleine-Brogel (Limbourg) à la tête de la mission des avions de combat F-16 engagés dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) au départ de la Jordanie, a-t-on appris de sources militaires.

Les aviateurs de Florennes remplacent ceux de Kleine-Brogel en Jordanie
© BELGA

Un détachement d'une bonne nonantaine de militaires belges est déployé pour une durée d'un an (octobre 2020-septembre 2021) pour mettre en oeuvre, au départ de la base aérienne d'al-Azraq (centre-est de la Jordanie), quatre F-16 opérant en Irak et - dans une moindre mesure - en Syrie dans le cadre de l'opération Inherent Resolve (OIR) dirigée par les Etats-Unis pour éradiquer l'EI.

Le volet belge d'OIR, baptisé Operation Desert Falcon (ODF), est dirigé en alternance par les deux unités de F-16 de la composante Air de l'armée, les 2e et 10e wings tactiques, basés respectivement à Florennes et Kleine-Brogel.

Le passage de témoin a eu lieu vendredi, à l'occasion de l'arrivée à al-Azraq d'un détachement de Florennes d'une quarantaine de personnes, a indiqué le ministère de la Défense à l'agence Belga. Une avant-garde de 45 personnes est déjà sur place en Jordanie depuis lundi, a précisé un porte-parole militaire.

Les derniers membres du détachement sortant devaient pour leur part rentrer vendredi soir par avion en Belgique, a-t-on indiqué de même source.

Le 2e wing assurera la mission jusqu'à son terme, en octobre prochain, selon un spécialiste du dossier. La Défense enverra alors sur place un détachement qui sera chargé de rapatrier le matériel.

La relève a aussi concerné cette semaine l'équipe de quatre personnes présentes au sein du centre d'opérations aériennes ("Combined Air Operations Centre", CAOC) installé à al-Udeid, au Qatar, dont un "Red Card Holder". Cet officier supérieur est chargé, avec trois collaborateurs, d'autoriser ou non les frappes aériennes en fonction du mandat et des "règles d'engagement" très strictes définis par le gouvernement.

Depuis la chute du califat proclamé par l'EI, les interventions armées sont devenues plus rares pour les F-16 belges. "Vingt-neuf engagements cinétiques" ont eu lieu depuis le début de la mission voici près de dix mois et apparemment aucun au cours des deux dernières semaines, selon les chiffres fournis le 19 juillet à deux médias belges, dont l'agence Belga.