Au "Spijtigen Duivel", on boit des coups depuis Charles Quint

Ils ont défié les décades, parfois les siècles. Alors que l’HoReCa se relève doucement de sa mise à l’arrêt forcé par la crise sanitaire, La Libre est partie à la rencontre des établissements les plus anciens de Belgique. Cafés centenaires, tavernes, brasseries ou estaminets, les tenanciers de ces lieux mythiques narrent l’histoire de leurs établissements, celle qu’ils ont créée également. Des souvenirs, des déboires et des anecdotes qui racontent aussi l’art de se retrouver autour d’un verre. Une certaine idée de notre culture qui traverse les âges et les frontières linguistiques. Une série d’été qui se décline en six épisodes. Sixième étape : Uccle, au "Spijtigen Duivel". C’est l’un des derniers estaminets bruxellois. Sa présence est attestée depuis la fin du XVIIIe siècle.

Le poëlle “Godin” trône au milieu de “Spijt’” depuis les années 60. Une fièreté pour Christos, le gérant.
©Bauweraerts Didier
C'est une carte un peu particulière qui accueille le client dans l'entrée du "Vieux Spijtigen Duivel" (littéralement "le Vieux diable furieux"), à Uccle. Non pas une carte de café chargée d'indiquer à celui qui a faim ou soif ce que propose l'établissement. Plutôt une carte géographique, de celle que l'on tire d'un vieil atlas, et pas de n'importe lequel...

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