La terre wallonne devient-elle une terre de vin ? "On a des régions qui n'ont rien à envier aux terroirs historiques"

Jean-Bernard Despatures, vigneron au Domaine du Chenoy, est l'invité de la matinale de DH Radio ce vendredi matin.

En 2020, la Belgique totalisait 198 vignerons, contre 154 en 2019. La crise sanitaire pousse les Belges à redécouvrir leur terroir et à se lancer dans de nouvelles expériences.

Jean-Bernard Despatures, vigneron au Domaine du Chenoy, était ce matin au micro de Maxime Binet. Premier constat, les vins belges "sont accueillis avec plaisir et le consommateur sait qu'il y a du vin de qualité en Belgique". Mais comment fait-on du vin en Belgique, comme en France ? "ll y a deux écoles en Belgique", explique Jean-Bernard Despatures. "Il y a ceux qui s'inspirent de la Champagne, de la Bourgogne. Et il y a ceux qui essaient de sortir un peu du cadre, avec des cépages différents, des associations différentes."

Mais chez nous, la vigne est une passion ou un métier qui ne permet pas spécialement de faire beaucoup de bénéfices. "On arrive à être rentable, mais faire de l'argent c'est beaucoup dire", confirme Monsieur Despatures revenu au pays pour faire du vin après un séjour en France. Aujourd'hui, le vigneron du Domaine de Chenoy est fier d'accueillir 11 cépages différents. "Autant de cépages différents permettent des assemblages très variés. Et on peut se faire plaisir de différentes manière avec des vins du Domaine du Chenoy : à l'apéritif , au repas ou au dessert."

Est-ce que la terre wallonne (re)devient une terre de vin ? "Ici dans le Namurois, on a une exposition parfaite, plein sud. On a un sous-sol argileux et caillouteux. Le climat est propice à la vigne, il faut juste choisir de faire le vin qu'il est possible de produire en Belgique et jouer sur nos qualités. On a des régions qui n'ont rien à envier aux terroirs historiques. Un terroir, c'est juste une vigne, un homme et du savoir faire."

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