Pas d'assouplissements à Bruxelles avant fin septembre confirme Vervoort: "Il faut travailler sur le taux de vaccination"

Le comité de concertation s'est tenu ce vendredi, et a décidé de lever une série de mesures sanitaires au niveau fédéral.

Pas d'assouplissements à Bruxelles avant fin septembre confirme Vervoort: "Il faut travailler sur le taux de vaccination"
©Belga

Cependant, Bruxelles, en proie à une situation épidémiologique plus critique que le reste du pays, fait bande à part et a décidé de maintenir certaines mesures. Rudi Vervoort, le ministre-président de la Région avait déjà prévenu ce vendredi matin : la capitale devra attendre avant de connaître des assouplissements.

Lors de la conférence de presse qui a eu lieu à l'issue du Codeco, il a confirmé que rien ne changerait à Bruxelles. "La situation et la précarité ne nous permettent pas de continuer les assouplissements initialement planifiés ", a déclaré Vervoort. "A Bruxelles, on met les assouplissements sur pause : il est important d'envoyer ce signal et de travailler sur le taux de vaccination, en particulier auprès des jeunes", poursuit-il. La tranche d'âge des 12-17 ans est particulièrement en retard dans la couverture vaccinale, comparativement à la Flandre. "J'ai conscience que cela pourra être difficile à accepter pour les Bruxellois qui se sont vaccinés et ont donc rempli leur part du contrôle social, mais j'estime qu'il serait imprudent d'en faire autrement", a-t-il ajouté.

Le ministre-président a fait savoir que l'incitation à la vaccination sera renforcée dans les marchés, dans les lieux de culte et davantage de vaccibus seront mis en place.

"Nous maintenons les règles actuelles, l'arrêté ministériel actuel. Le télétravail reste fortement recommandé, nous allons renforcer les contrôles pour veiller à son respect", a insisté le socialiste. "Les chiffres parlent d'eux mêmes, nous devons faire oeuvre de pédagogie. Comme Elio Di Rupo l'a dit, c'est le vaccin qui est la clé vers la liberté. Nous irons si nécessaire dans les entreprises, dans les écoles".

"Nous évaluerons la situation fin septembre, début octobre avant d'envisager de nouvelles mesuresà ce moment-là", a-t-il annoncé.

Sur le même sujet