Pas de pass sanitaire à la française en Belgique mais Bruxelles sommée de s'améliorer

Pas de pass sanitaire à la française en Belgique mais Bruxelles sommée de s'améliorer
© belga

C'est une Belgique à deux vitesses qui ressort, très clairement, des décisions prises vendredi après-midi par le Comité de concertation. Aucun assouplissement n'a en effet été acté pour ce qui concerne la Région bruxelloise - qui enregistre un piètre taux de vaccination par rapport aux deux autres Régions du pays - tandis que de nombreuses libertés seront bientôt retrouvées en Wallonie et en Flandre. Le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a d'ailleurs entamé son allocution en soulignant la "vulnérabilité" des personnes non vaccinées, qu'il invite vivement à la vaccination.

Pour pouvoir activer la quatrième phase de son plan été, le Comité de concertation s’était fixé un objectif de près de 70 % de la population adulte totalement vaccinée. Vendredi, 68 % des Belges de plus de 18 ans avaient reçu leurs deux doses. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que la possibilité sera désormais donnée aux entités fédérées qui comptent des communes où la situation épidémiologique ou vaccinale l’exige de prévoir le Covid Safe Ticket pour des activités autres que des événements. Mesure par mesure, voici ce qui a été annoncé.

L’obligation vaccinale pour le personnel soignant

C'est sans nul doute l'annonce la plus importante de ce "Codeco" : on s'oriente vers une vaccination obligatoire pour le personnel soignant, à l'instar de ce qui prévaut en France. Vu le taux de vaccination toujours trop faible dans notre pays, les autorités ont choisi d'étudier les modalités pour prendre cette mesure forte. Il n'y a pas encore de décision formelle, une consultation plus approfondie est nécessaire sur la manière de l'appliquer, notamment sur les éventuelles sanctions. "Compte tenu du rôle crucial des prestataires de soins dans la lutte contre le coronavirus et de la nécessité de maximiser la protection des patients, le Comité de concertation demande à explorer sous quelles modalités la vaccination obligatoire pourrait être implémentée pour tous les prestataires de soins, y compris les travailleurs indépendants, tant dans le secteur ambulatoire que dans les établissements de soins", a détaillé Alexander De Croo.

La bulle sociale

Actuellement, le nombre de personnes qu’il est possible d’inviter chez soi est toujours limité à huit. Cette règle saute à partir du 1er septembre. Il n’y aura plus de limitations au fait de recevoir des personnes à la maison ou dans un logement touristique.

Les cafés et restaurants

Les mesures en place dans les cafés et restaurants ne seront plus en vigueur à partir du 1er septembre, à l’exception du port du masque. Il n’y aura plus de restrictions en ce qui concerne les heures d’ouverture et de fermeture (y compris pour le service à domicile), le nombre de personnes à table, la distance entre les groupes de personnes à table, les terrasses, le niveau sonore et le service au bar. L’obligation de prévoir uniquement des places assises est également supprimée. L’obligation du port du masque lors des déplacements au sein d’un établissement Horeca est maintenue.

Les fêtes privées

Les fêtes privées, comme les mariages ou les fêtes entre amis, pourront se dérouler sans limitation à partir du 1er septembre, et la danse pourra y être autorisée.

Les petits événements

Le champ d’application du Covid Safe Ticket sera bien étendu. Dès le 1er septembre, les restrictions pour les événements de moins de 200 personnes en intérieur et de 400 en extérieur seront levées, sauf si l’autorité locale compétente en décide autrement. Au-delà de cette jauge, le Covid Safe Ticket pourra être appliqué par les organisateurs qui le souhaitent afin de pouvoir organiser des événements sans distanciation sociale ni masque. Dès le 1er octobre, cette jauge passera à 500 personnes en intérieur et 750 personnes en extérieur.

Les cultes

À partir du 1er septembre, il n’y aura plus de restrictions pour les mariages civils, les enterrements ou les communions/baptêmes. L’obligation du port du masque est maintenue.

Les discothèques et dancings

Fermés depuis mars 2020, les discothèques et dancings pourront rouvrir à partir du 1er octobre sur la base de protocoles plus pointus en matière de qualité de l’air, de ventilation et de capacité maximale en fonction de la superficie. Cette mesure sera laissée à l’appréciation des Régions. Par conséquent, la réouverture à Bruxelles aura probablement lieu plus tard.

Le télétravail

La fin du télétravail obligatoire a été actée le 27 juin. Il n'est désormais plus que hautement recommandé mais doit devenir "la norme" à l'avenir.

Sur le même sujet