La Belgique n'a pas encore décidé quand elle arrêterait son opération d'évacuation en Afghanistan : "Nous analysons la situation"

La Belgique n'a pas encore établi de date de fin de son opération "Red Kite" d'évacuation d'Afghanistan.

La situation est évaluée "heure par heure", a indiqué mardi le Premier ministre, Alexander De Croo. Plusieurs pays occidentaux, dont la Belgique, ont invité les États-Unis à prolonger sa présence à l'aéroport de Kaboul au-delà du 31 août pour poursuivre les opérations d'évacuation. La France a fait savoir qu'elle mettrait fin à son opération dès jeudi si les Américains se retirent comme prévu à cette date. Un sommet du G7 consacré à la situation en Afghanistan se tient à la demande de la Grande-Bretagne mais le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a déjà indiqué qu'une prolongation au-delà de cette date était peu probable.

"Nous analysons la situation. Cela dépendra du nombre de personnes qui ont encore le droit d'être rapatriées et du délai durant lequel la sécurité peut encore être garantie", a expliqué M. De Croo, interrogé mardi par l'Agence Belga.

Les rapatriements continuent à se dérouler dans des conditions difficiles et périlleuses. "Mais, malgré les circonstances chaotiques, je veux remercier nos gens sur place pour leur travail incroyable. Ils travaillent jour et nuit", a souligné M. De Croo, avant de préciser que les renforts envoyés l'ont été "par précaution". La Belgique, comme les autres pays, concentre son action sur l'aéroport et ne procède pas à des exfiltrations en dehors de cette zone. "Nous utilisons beaucoup de méthodes pour aider les gens à atteindre le mieux possible l'aéroport", a-t-il ajouté.

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