Evacuation en Afghanistan: 470 personnes ont atterri à Melsbroek

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Deux vols sont arrivés à Melsbroek mercredi matin avec des personnes évacuées d'Afghanistan. Un Airbus A330 MRTT appartenant à une flotte multinationale d'avions ravitailleurs et de transport composée de six pays de l'Otan, dont la Belgique, s'est posé à 08h44 avec 196 personnes à bord. Un deuxième vol, opéré par Air Belgium, est arrivé à 09h45 avec 272 évacués.

Au total, 1.300 personnes ont déjà pu être évacuées depuis le début de l'opération Red Kite, a indiqué la ministre de la Défense Ludivine Dedonder sur Bel RTL. La VRT avait avancé mardi qu'une opération secrète avait permis d'amener entre 200 et 250 personnes à l'aéroport de Kaboul via cinq bus. Il s'agirait de la première évacuation depuis la ville, mais le gouvernement n'a pas confirmé cette information. Les passagers des vols de mercredi matin vont maintenant prendre la direction de la caserne de Peutie pour un examen médical et de sécurité.

Le second vol transportait 202 Belges d'origine afghane et 70 Néerlandais. Trois femmes enceintes se trouvaient à bord, dont une sur le point d'accoucher, ainsi qu'un nouveau-né âgé de 17 jours à peine. "Les deux vols se sont déroulés très sereinement. Je n'ai reçu aucune information concernant des événements anormaux qui auraient pu se produire", a déclaré le major Peter Freys, commandant de l'aéroport militaire de Melsbroek. Trois vols avaient déjà atterri à Melsbroek ces derniers jours, ce qui porte le total à 1.147 passagers.

Environ 1.300 Belges ont été évacués de Kaboul vers Islamabad. La liste, qui comprenait initialement 580 personnes, est en constante évolution. L'opération Red Kite devrait prendre fin vendredi, selon la ministre de la Défense Ludivine Dedonder. Soit la date limite fixée par les États-Unis pour les évacuations. À propos d'une opération d'exfiltration vers l'aéroport à laquelle des militaires belges auraient pris part, la ministre n'a ni confirmé, ni infirmé. La Belgique ne peut mener une telle opération seule. "À ce stade, ce n'est pas faisable d'un point de vue militaire sans une autre nation et, actuellement, aucune autre nation n'est occupée à le faire", a-t-elle dit.