"Le retard sur les opérations non urgentes ne sera pas rattrapé avant 2022", rapporte l'UZ Leuven

Le retard pris sur les interventions chirurgicales non urgentes, qui ont été reportées du fait de la crise sanitaire, ne sera pas rattrapé avant au moins début 2022, a rapporté mercredi Gert Van Assche, médecin-chef à l'UZ Leuven.

"Le retard sur les opérations non urgentes ne sera pas rattrapé avant 2022", rapporte l'UZ Leuven
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En 2020, l'hôpital louvaniste a enregistré une baisse, équivalente à celles des autres établissements hospitaliers du pays, du nombre de transplantations et d'opérations cardiaques réalisées. "De nombreux patients n'ont pas pu être opérés pendant la crise du coronavirus parce qu'il fallait libérer des lits en soins intensifs pour les personnes atteintes du Covid-19", a expliqué Gert Van Assche. "Et ce retard dans les opérations non urgentes (en orthopédie par exemple, NDLR) ne sera pas résorbé avant début 2022".

Mais des opérations urgentes ont également dû être reportées. En cardiologie, c'est jusqu'à 15% de patients en moins qui ont été opérés en 2020 par rapport à 2019, selon le médecin-chef du service, Bart Meyns. "Cela concernait principalement les interventions cardiaques planifiées, que ce soit chez les adultes ou les enfants. Nous avons donné priorité aux interventions les plus urgentes. Nous notons également une diminution de 50% des greffes cardiaques parce que nous avons eu moins de donneurs. De même, moins d'inscriptions concernant des problèmes cardiaques urgents ont été constatées par rapport à d'habitude : on parle de 70% en moins de patients venus pour une dissection aortique, ou encore de sensiblement moins d'infarctus aigus", témoigne le cardiologue, soupçonnant derrière la réalité de ce constat, la réticence des gens à se rendre à l'hôpital durant la crise sanitaire.

L'UZ Leuven a également constaté une diminution du nombre de greffes effectuées. "Durant la crise du coronavirus, nous avons noté une diminution de 20% d'organes utilisables en raison de problèmes de capacité dans les unités de soins intensifs. Cela a eu un impact majeur sur les transplantations rénales, hépatiques et cardiaques (20% en moins pour les reins, 20% en moins pour les foies et 50% en moins pour les cœurs en 2020 à l'UZ Leuven, par rapport à 2019, NDLR)", a déclaré le professeur Dirk Van Raemdonck, chirurgien spécialiste des transplantations pulmonaires et président du conseil des transplantations à l'UZ Leuven. "Actuellement, nous réalisons autant de greffes qu'avant la pandémie, mais les listes d'attente restent longues. C'est dû au fait que nous avons fait moins de greffes en 2020, mais aussi parce que moins de candidats potentiels à la transplantation ont pu être examinés."

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