"Nous aurions dû attendre", "A un moment, il faut franchir le pas", "Cela reste un risque": les réactions des experts après les décisions du Codeco

Après les annonces du Comité de concertation de ce vendredi 17 septembre, plusieurs experts se sont prononcés sur les décisions communiquées.

"Nous aurions dû attendre", "A un moment, il faut franchir le pas", "Cela reste un risque": les réactions des experts après les décisions du Codeco
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La Rédaction avec Belga

Auprès de nos confrères du Nieuwsblad, le virologue Steven Van Gucht estime qu'il est encore trop tôt pour assouplir le port du masque en Flandre. Dans cette région du pays, contrairement aux autres, le masque ne sera en effet plus obligatoire dans l'Horeca et les commerces. Pour l'expert, il s'agit d'un "malheureux timing": Il pourrait y avoir une 4e vague en automne", avertit-il, "nous aurions dû attendre un mois ou deux en plus."

Pour Steven Van Gucht "le masque buccal est une mesure simple et bon marché pour renforcer la sécurité." Il juge ainsi prudente l'approche plus stricte de Bruxelles et de la Wallonie qui maintiennent son usage, comme avant.

La réouverture des boîtes de nuit arrive trop tôt, selon Geert Molenberghs

Un autre expert, le biostatisticien Geert Molenberghs, estime de son côté que l'ouverture des boîtes de nuit arrive trop tôt: "Le Covid Safe Ticket n'est pas une garantie pour arrêter la circulation du virus", explique-t-il. "Les Pays-Bas l'ont essayé en juin et ça s'est mal terminé. Cela reste un risque même si ça peut marcher chez nous, grâce à notre taux de vaccination élevé. Il vaudrait mieux réserver certains événements exclusivement aux vaccinés", déclare-t-il.

"A un moment, il faut franchir le pas"

"Si vous posiez la question aux virologues, ils diraient, selon la formule consacrée, qu'il est encore un peu trop tôt", a réagi vendredi le virologue Marc Van Ranst, interrogé sur la VRT. "Mais à un certain moment, il faut oser franchir le pas. Ce ne sont pas des décisions faciles à prendre pour les différents gouvernements".

Lors de la conférence de presse du Comité de concertation, le Premier ministre Alexander De Croo a critiqué les non-vaccinés et estimé que le faible taux de vaccination à Bruxelles était inacceptable et intenable. "Personne n'a le droit de mettre les autres en danger", a-t-il dit.

C'est un message pour Bruxelles: si la capitale avait fait mieux, nous aurions certainement pu prendre les mêmes mesures pour tout le pays", souligne le virologue.

Un langage aussi dur aura-t-il une influence sur les réticents à la vaccination ? "Non, on ne peut convaincre personne avec un message dur. Il faut dire aussi que les personnes non vaccinées ne sont certainement pas convaincues".