Des premières réponses reçues par les ex-grévistes de la faim en demande de régularisation

Seules 15 réponses ont été communiquées à l'Union des Sans-Papiers pour la Régularisation (USPR) et une seule d'entre elles est positive, selon un de ses porte-paroles.

Des premières réponses reçues par les ex-grévistes de la faim en demande de régularisation
©IPM

Un premier paquet de réponses, certaines positives et d'autres indiquant des refus, a été envoyé cette semaine aux personnes sans-papiers qui ont fait une grève de la faim à Bruxelles du 23 mai au 21 juillet, a indiqué vendredi après-midi Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des Étrangers, à l'agence Belga. Leur nombre n'a pas été précisé. Plus de 400 demandes de régularisation ont été introduites. Les réponses seront envoyées par paquets dans les semaines à venir. Dominique Ernould n'est pas actuellement en mesure de donner une proportion significative des dossiers qui ont abouti, ou qui vont prochainement aboutir, à une régularisation.

Seules 15 réponses ont été communiquées à l'Union des Sans-Papiers pour la Régularisation (USPR) et une seule d'entre elles est positive, selon un de ses porte-paroles. Ce dernier pense que la solidarité du groupe est suffisamment forte pour que les personnes faisant l'objet d'une régularisation le rapportent au groupe autant que celles ayant essuyé un refus.

"Les refus ne sont pas motivés et sont accompagnés d'un ordre de quitter le territoire", explique le porte-parole. "Les personnes concernées ont un ancrage durable, des casiers vierges et la plupart ont des promesses d'embauche. Selon l'accord des 20 et 21 juillet avec les négociateurs, on s'attendait à un traitement assoupli qui prendrait en considération l'ancrage durable, les liens familiaux... On a le sentiment que les autorités manquent à leur parole".

Il explique que les anciens grévistes de la faim sont en train de discuter de l'attitude qu'Ils choisiront d'adopter en retour. Il y a toujours des occupations en place sur les sites universitaires de l'ULB (Université Libre de Bruxelles) et de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) ainsi qu'à l'église du Béguinage.

Mercredi de la semaine dernière, une occupante de l'église a recommencé une grève de la faim après avoir eu connaissance par son avocate d'une note interne de l'Office des Étrangers portant à croire que sa demande de régularisation allait être refusée.