Le coronavirus va-t-il encore chambouler les fêtes de fin d'année ? "La situation n'est pas celle de l'année dernière"

Le scientifique est revenu sur la situation épidémiologique du pays à 8 semaines des fêtes de fin d'année.

M.Ch

C'est l'une des questions qui commence à être sur toutes les lèvres des Belges: devra-t-on fêter Noël ou le Nouvel an dans les mêmes conditions restrictives que celles de l'an passé ? "La situation n'est pas la même que celle de l'année dernière", rassure Marius Gilbert au micro de la Première, alors que les chiffres du coronavirus ne cessent d'augmenter.

Ces six derniers jours, entre le 29 octobre et le 4 novembre, près de 172 admissions quotidiennes à l’hôpital de patients atteints du coronavirus ont été enregistrées, ce qui en fait une augmentation de 33 %, selon le rapport de Sciensano publié ce vendredi matin.

L'épidémiologiste a ressorti les chiffres du 4 novembre 2020 pour comparer les deux situations. "L'année dernière, on avait deux fois plus d'infections, mais quatre fois moins d'hospitalisations", indique-t-il en précisant que la vigilance reste de mise. "Il est nécessaire d'avoir un sursaut de vigilance. Alors que l'on vit de plus en plus à l'intérieur, il est important de reprendre des réflexes de distanciations sociales, de port de masque, etc."

Cette semaine de vacances scolaires pourrait d'ailleurs être synonyme d'une augmentation des infections. Les retours de vacances seront-ils néfastes pour la courbe du coronavirus ? "Cela dépend d'où l'on revient ! On a des dispositifs pour contrôler les gens qui reviennent de zones rouges."

En Flandre, le masque est tombé durant trois semaines. Même si le nord du pays a fait marche arrière depuis, cela a sans doute joué un rôle dans les chiffres du virus, selon Marius Gilbert. "Je pense que la Flandre s'est rendu compte qu'elle a été un peu vite. Porter le masque, notamment dans les lieux publics, n'est pas la mesure la plus contraignante quand on compare avec les mesures que l'on a déjà connues."

En ce qui concerne le retour des élèves à l'école, la question du masque en classe et de la vaccination des plus jeunes n'ont pas les mêmes priorités. "La vaccination des 5-11 ans n'est pas à l'ordre du jour. Par contre, je suis d'accord avec le port du masque imposé dans le secondaire."