C'est officiel: les personnes vaccinées avec Johnson&Johnson devront bien se voir administrer une deuxième dose

La Commission Interministérielle Santé a tranché.

C'est officiel: les personnes vaccinées avec Johnson&Johnson devront bien se voir administrer une deuxième dose
©AFP
Belga

Les différents ministres de la Santé ont approuvé mercredi l'administration d'un vaccin "booster" aux personnes ayant reçu le vaccin unidose de la société pharmaceutique Janssen contre le coronavirus, et commandé un plan en vue d'administrer une troisième dose aux bénéficiaires d'autres vaccins, avec une priorité aux personnes âgées et vulnérables. "La CIM (conférence interministérielle) Santé a déjà approuvé l'administration d'un vaccin mRNA (à ARN messagers, en français ARNm) + boost+ aux personnes ayant reçu la dose de vaccin de Janssen (Johnson and Johnson). La CIM a pris cette décision sur la base d'un avis du Conseil supérieur de la Santé, qui est parvenu à cette conclusion après avoir analysé des données scientifiques belges et internationales provenant des États-Unis et d'ailleurs", ont indiqué les huit ministres et le commissaire corona au gouvernement fédéral, Pedro Facon, dans un communiqué.

Actuellement, toutes les personnes vaccinées de plus de 65 ans et les professionnels de la santé sont invités à recevoir un vaccin "boost".

"À partir de la mi-décembre, les personnes ayant reçu le vaccin de Janssen seront également invitées", a précisé la CIM.

Celle-ci a également commandé un plan pour une vaccination "booster" généralisée pour les moins de 65 ans.

"Comme toujours, cela se fera sur la base de données et de connaissances scientifiques. Elle (la CIM) a demandé au Conseil supérieur de la Santé et à la Task Force Vaccination de préciser les bases scientifiques de ce plan dans les deux prochaines semaines et de préparer différents scénarios. Ceux-ci devront indiquer, entre autres, comment, quand et quelles personnes pourront recevoir une dose de vaccin +booster+. Le plan global pour cette vaccination +booster+ généralisée sera discuté lors de la CIM du 27 novembre", indique encore le communiqué.

Selon les ministres, "la vaccination est et reste notre instrument le plus puissant contre la maladie et l'hospitalisation".

"Cela ressort clairement de l'analyse de tous les chiffres. La campagne de vaccination est toujours en cours et environ 25.000 citoyens sont vaccinés chaque semaine. Nous poursuivons ces efforts et, en attendant, nous déployons la vaccination +booster+. La priorité a été donnée aux groupes de population qui ont le plus besoin de cette vaccination +booster+, c'est-à-dire les personnes âgées et les personnes vulnérables. Il reste essentiel que les groupes de population qui en ont le plus besoin aient le plus rapidement accès à cette vaccination", souligne la CIM Santé.

Elle constate par ailleurs que la situation épidémiologique actuelle "est et reste préoccupante", alors que le nombre de personnes qui tombent malades, sont hospitalisées ou décèdent a fortement augmenté depuis octobre 2021.

"Aujourd'hui, au début de l'automne, la pression sur le système de soins de santé est particulièrement élevée. Cela vaut pour le système hospitalier, qui consacre aujourd'hui environ un quart de sa capacité d'accueil en soins intensifs aux soins covid-19. Cette part augmentera et entraînera à nouveau le report d'autres soins, non liés au covid-19", soulignent les ministres.

Selon eux, les modèles prospectifs montrent que le pic de cette quatrième vague n'a pas encore été atteint et que le niveau le plus élevé sera probablement atteint durant la deuxième quinzaine de novembre. La hauteur de la quatrième vague et sa durée sont à l'heure actuelle incertaines.