Grève des sans-papiers : selon le directeur de l’Office des étrangers, "il n'y a jamais eu d'accord ni de promesses"

Freddy Roosemont répond à une carte blanche du Comité de soutien de l’USPR (l’Union des sans-papiers pour la régularisation) qui l'accuse de ne pas être loyal au gouvernement actuel.

Grève des sans-papiers : selon le directeur de l’Office des étrangers, "il n'y a jamais eu d'accord ni de promesses"
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La Rédaction avec Belga

Le 3 novembre dernier, les négociateurs qui ont contribué à la sortie de la grève de la fin des sans papiers évoquaient une trahison du secrétaire d'Etat à l'Asile , Sammy Mahdi. Ils craignent que les engagements du mois de juillet ne soient pas respectés. Le secrétaire d'État a quant à lui démenti l'existence d'engagements ou même de négociations.

Ce vendredi, le Comité de soutien de l’USPR (l’Union des sans-papiers pour la régularisation) publie une carte blanche dans laquelle elle pointe du doigt Freddy Roosemont, le Directeur de l’Office des étrangers. Dans ce texte partagé par la RTBF, il remet ainsi en cause sa loyauté envers le gouvernement actuel et se demande s'il ne suit pas plutôt les directives de la N-VA ainsi que la politique du précédent secrétaire d'Etat, Theo Francken.

L'intéressé a pris la parole dans le média public afin de répondre à ces accusations. D'entrée il martèle : " Il n'y avait aucune promesse, aucun accord avec les grévistes. Seulement une information, toujours la même : on applique les mêmes règles pour tout le monde, grévistes ou pas grévistes." Et il ajoute que selon lui les avocats savaient que la plupart des grévistes ne rentraient pas dans les critères requis pour que leur dossier soit accepté.

Il raconte ainsi être sorti du cabinet du secrétaire d'état le 21 juillet en pensant que la grève allait durer. " Quand j'ai vu en rentrant chez moi le 21 juillet après-midi que la grève se terminait, je me suis demandé ce que les quatre porte-paroles ont été dire", poursuit-il ainsi.

Finalement, au sujet de sa loyauté, il a répondu qu'il était fonctionnaire, c'est à dire, "qu'il applique les instructions que le politique lui donne." Il a ensuite avancé que les critères de régularisation n'avaient pas changé depuis des années : du moment de Theo Francken, de Maggie de Block et même au-delà du temps de Wathelet en 2011.

A la demande de Défi, les quatre négociateurs et le secrétaire d'Etat à l'Asile, Sammy Mahdi, seront prochainement auditionnés , à huis clos, en commission Intérieur de la Chambre. Freddy Roosemont a assuré à nos confrères qu'il était prêt, lui aussi, à être entendu.

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